Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

[Exposition] Musée du Quai Branly

accès rapides, services personnalisés

Rechercher

Recherche détaillée

[Exposition] Musée du Quai Branly

Quai branly

Visite du musée du quai Branly

 

Le 26 septembre 2015 par Paul

 

À l'arrivée au quai Branly, on remarque d'abord son jardin. Un beau jardin gigantesque de début d'automne, avec une salade de vert, de jaune et d'orange au-dessus et au-dessous de l'œil. Magnifique jardin soit-dit en passant, les arbres respirent l'ethnie autochtone de lointaines et éloignées contrées. Ce musée arboricole - sûrement la meilleure partie du quai Branly à mon goût - invite gentiment le visiteur à se rendre de l'autre côté du bâtiment, là où le goudron est maître et où l'entrée se fait. Après être s'être complètement dévêtu au vestiaire ( il fait chaud là-dedans, sûrement pour se donner une température indigène ), on monte par une grande rampe où se déverse un long fleuve de mots projetés par caméra. Ce fleuve écrit du nom de localités ethniques fait le bonheur du marcheur qui monte ou qui descend, et qui, s'imaginant dans une pirogue longue de 7 mètres 50, vogue dessus sans éviter de se dévier du cours du fleuve. Les problèmes apparaissent lorsqu'une personne arrive à contre-sens, et qu'il faut dès lors manœuvrer afin que chacun puisse rester sur ledit fleuve...

Nous arrivons enfin au musée à proprement parlé. Ce musée dont on nous a tant parlé, qui renferme trésors d'ethnies perdues dans des villages difficilement répertoriées sur les cartes, et qui au fond, nous perd complètement. Aucune indication quant à l'agencement des œuvres d'art et une obscurité fortement présente, sûrement afin d'éviter de voir trop bien les objets. On s'égare donc vers la gauche, où de petits écrans de télévision montrent certaines danses de village orchestrées par une seule personne. Bref, n'étant pas vraiment porté sur les arts éthiques, le chemin continue. De très jolies sculptures et totem de 3 mètres de haut s'amoncellent au fil du voyage, à côté d'ustensiles ayant pu appartenir à un musée archéologique.
Le côté chinois reçoit ses honneurs avec des tissus et des costumes faits pour le festivités du nouvel an chinois, juste à côté de masques de tradition d'un certain village que nous ne citerons pas ici.

Fatigué au bout d'une heure , je propose de rentrer. La sortie est elle aussi cachée dans les méandres de l'esprit shamanique du bâtiment. Le besoin de l'invocation spirituelle d'un garde se fait sentir. Et c'est reparti pour glisser sur le long fleuve des mots et des localités, activité nous l'avons déjà dit hautement ludique.

Cette visite au musée du quai Branly aurait sûrement pu faire plaisir à un grand amateur d'arts ethniques, mais n'a pas fait mouche sur ma personne. L'intiative, excellente, mériterait un ciblage plus approprié du visiteur qui pourrait apprécier plus sereinement les œuvres exposées.

 



10/11/15