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Marc Sosson, lauréat 2009 du Prix de cartographie

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Marc Sosson, lauréat 2009 du Prix de cartographie

Créé en 1993, le Prix de cartographie de l’Académie des SciencesNouvelle fenêtre récompense tous les deux ans des travaux, français ou étrangers, de cartographie sous toutes formes et dans tous les domaines des sciences de la Terre. Cette année, il a été décerné à Marc Sosson, chargé de recherche au CNRS au sein du laboratoire Géoazur à Sophia-Antipolis.

 

En 1977, vous entrez à l’UPMC comme étudiant avant d’y commencer votre carrière de chercheur. Aujourd’hui encore, vous travaillez dans un laboratoire sous tutelle de différents établissements d'enseignement supérieur et de recherche dont l’UPMC…

En 1984, j’ai en effet obtenu un doctorat en sciences de la Terre à l’UPMC, sous la direction de François Roure et du Professeur Jean Aubouin. En 1985, j’ai été recruté au CNRS dans le laboratoire de tectonique de Jean Aubouin à l’UPMC avant de travailler en 1989 sur le site de Sophia-Antipolis à Géoazur, une UMR faisant désormais partie de l'Observatoire de la Côte d'AzurNouvelle fenêtre. Aujourd’hui, je suis responsable de l’équipe MECATECNouvelle fenêtre, qui rassemble géologues, géophysiciens et physiciens, utilisant les approches observationnelles (analyse structurale, géomorphologie et tectonique à terre et en mer), thermomécaniques, géomécaniques, hydro et morpho-mécaniques, et enfin géophysiques.

 

Quelles recherches menez-vous au sein de cette équipe ?

Je travaille actuellement sur l'évolution tectonique et géodynamique du Caucase, et plus particulièrement dans le Petit Caucase en Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie. Dans le cadre du programme DARIUS, j'anime au sein d'un consortium – composé de compagnies pétrolières dont Total, Shell, BP, ENI et Petronas, de l'INSUNouvelle fenêtre et de l'UPMC - une équipe dans cette vaste région. Mes recherches commencent par un travail de terrain, avec beaucoup d'observations, cartographiques et d'échantillonnages de roches, suivi d'analyses et de datations. C'est une recherche en équipe avec des partenaires de notre UMR, avec d'autres universités françaises et, bien sûr, avec nos partenaires locaux (institut de géologie et université des trois pays du Sud Caucase). Ceci nous permet de reconstituer l'évolution de cette chaîne de montagnes depuis 150 millions d'années. À ces recherches s’attachent, bien entendu, des enjeux économiques : recherche d'hydrocarbures ou de matières premières (or, cuivre, molybdène, etc.). Ces recherches finalisées viennent en amont des recherches appliquées qui seront ensuite poursuivies par des compagnies pétrolières et minières.

 

Le Prix, qui vous est aujourd’hui décerné, récompense-t-il un travail en particulier ?

Ce prix récompense mes travaux sur les cordillères américaines où j'ai travaillé (comme étudiant puis chercheur sous la direction de Jean Aubouin, René Blanchet et Marc Tardy) pour reconstituer une partie de l'évolution tectonique et géodynamique de cette vaste chaîne, mais distingue également mes travaux effectués en mer depuis 1986. Dans le domaine des géosciences marines, j'ai été le premier scientifique géologue à observer, cartographier et échantillonner le socle continental de la marge péruvienne à -4000m de profondeur grâce à des plongées avec le submersible NautileNouvelle fenêtre lors d'une campagne (NAUTIPERC) dirigée par Jacques Bourgois. Ceci nous a permis entre autres de reconstituer l'évolution de la zone de subduction de la marge péruvienne depuis 5 millions d'années. De plus, ce prix récompense mes travaux entrepris depuis 2003 sur la cartographie et l'évolution tectonique du Petit Caucase.

 

Que symbolise pour vous ce Prix ?

Une reconnaissance de la communauté scientifique, et plus particulièrement des membres de l'Académie en sciences de la Terre. C’est un grand honneur pour moi et me touche d’autant plus que ce prix a été fondé à l’occasion de l’élection de Jean DercourtNouvelle fenêtre à l’Académie des sciences. Or, Jean Dercourt fut l'un de mes maîtres à l'UPMC et m'a notamment enseigné la géologie des cordillères nord américaines sur lesquelles j'ai travaillé lors de mon doctorat et de mon habilitation à diriger les recherches (HDR).

 

Quels sont vos prochains projets ?

Je suis en train de monter un groupe international de recherches (avec l’INSU, le CNRS et l’institution des trois pays du Sud Caucase) en géosciences sur les trois pays du Sud Caucase afin d'institutionnaliser nos recherches dans cette région du globe, et ce avec l’objectif d’y continuer nos recherches. En outre, cela permettra une plus étroite collaboration avec nos partenaires locaux et favorisera aussi des échanges de chercheurs et la formation d'étudiants sud-caucasiens en France. Je vais par ailleurs travailler dans le domaine péri-caraïbe, notamment au Panama avec toujours pour objectif de comprendre l'évolution tectonique de ce domaine depuis 150 millions d'années.

 

En savoir plus sur ses travaux de rechercheNouvelle fenêtre