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Chaire Mobilité et qualité de vie en milieu urbain : la force de l’interdisciplinarité

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Chaire Mobilité et qualité de vie en milieu urbain : la force de l’interdisciplinarité

La Fondation UPMCNouvelle fenêtre lance, avec Renault et PSA Peugeot Citroën, une nouvelle chaire le 8 avril 2014. Son but, décortiquer les pollutions sonores et atmosphériques tout en étudiant leur impact sur la santé des citadins. Pour Laurence Eymard, directrice de l’Observatoire des sciences de l’univers (OSU) Ecce Terra (UPMC/CNRS) et titulaire de la chaire, son interdisciplinarité est un atout majeur. Elle sera à l’origine de nombreux autres projets de recherche.

La chimie a été le catalyseur des premiers rapprochements entre PSA Peugeot Citroën, Renault et l’UPMC. « Dès que l’on parle de pollution en ville, l’automobile est montrée du doigt », indique Laurence Eymard. « Les constructeurs ont besoin de données fiables pour en connaitre la nature mais aussi la part réelle de la voiture dans ce phénomène ». L’impact des polluants sur la santé et l’influence des variations saisonnières et climatiques se sont rapidement ajoutés aux interrogations des mécènes et des scientifiques, provoquant l’émergence de plusieurs thématiques de recherches autour de ces premiers échanges.

Démarche scientifique intégrée

Laurence Eymard et les chercheurs impliqués dans la chaire ont alors proposé une démarche transverse – intégrée, dans le jargon scientifique – pour impulser une dynamique commune et ne pas se perdre dans une juxtaposition de projets individuels. « L’étude de la pollution est indissociable des saisons et du climat. Faire interagir ces domaines c’est comprendre comment les gaz, les particules émises, la photochimie et la météo jouent sur la chimie de l’atmosphère et, au final, comprendre leurs conséquences sur la santé ».

Parallèlement, l’attention des scientifiques et des constructeurs s’est portée sur une autre source de pollution urbaine : le bruit. « Nous avons réalisé tout l’intérêt de travailler avec les acousticiens, en termes d’outils et d’expériences, mais aussi pour le lien bruit-santé » se souvient la chercheuse. Le bruit, et surtout la façon dont il est perçu (psycho-acoustique), peut en effet être un facteur de stress important pour la santé. Le projet de chaire Mobilité et qualité de vie en milieu urbain était né.

Là où les riverains sont exposés

Les scientifiques ont à présent cinq ans pour mener leurs travaux, en toute indépendance. Une première série de mesures dressera un état des lieux des pollutions chimique et sonore moyennes à Paris. Une fois ce « bruit de fond » caractérisé, les chercheurs travailleront à l’échelle d’une rue, puis d’un quartier, « pour déterminer comment ces pollutions se propagent là où les habitants les reçoivent et comment elles agissent sur leur santé. Il s’agira de mettre au point des modèles performants et de les optimiser ». Une part du projet se focalisera par ailleurs sur les maladies induites par la pollution atmosphérique (asthme, allergies, broncho-pneumopathie chronique obstructive…) et l’effet des polluants sur des sujets atteints de maladies respiratoires graves.

Les prémices de nouveaux projets

Pour beaucoup des chercheurs impliqués, la chaire ouvre à de nouvelles perspectives. C’est le cas de l’OSU Ecce TerraNouvelle fenêtre, rassemblant des laboratoires et des équipes en sciences de la planète, en environnement, écologie et médecine. Ceux-ci sont à même de créer une dynamique interdisciplinaire au sein de la chaire. Ils sont aussi capables de rebondir sur ses travaux pour répondre à des problématiques complexes en environnement urbain ; par exemple l’étude du stress induit par les pollutions atmosphérique et sonore sur la faune et la flore des villes, et leur rôle en retour. Une école thématique s’appuiera d’ailleurs sur les actions scientifiques de la chaire et ses membres pour former chaque année de jeunes chercheurs et des professionnels hautement qualifiés aux approches interdisciplinaires de l’environnement urbain.

« Les activités que nous allons mener dans le cadre de la chaire constituent en réalité le noyau de projets à venir beaucoup plus larges », s’enthousiasme Laurence Eymard.

Pour aller plus loin :

Une chaire d'excellence pour la qualité de vie des citadins

Décortiquer l'atmosphère des villes

Prévenir des effets de la pollution sur la santé

Une autre façon d'aborder le son de la ville

 

Crédit photo : fotolia-ARTENS



10/04/14