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Leticia Cugliandolo, physicienne à l’UPMC et femme scientifique de l’année 2015

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Leticia Cugliandolo, physicienne à l’UPMC et femme scientifique de l’année 2015

 

 

En novembre 2015, Leticia Cugliandolo, enseignant-chercheur au laboratoire de physique théorique et hautes énergies (LPTHE, UPMC/CNRS), a reçu le prix Irène Joliot-Curie 2015 dans la catégorie femme scientifique de l’année. Il récompense ses travaux sur la théorie du verre. La chercheuse nous explique son travail et nous apporte son regard de femme scientifique.

 

Pouvez-vous nous expliquer la théorie du verre ?

 

L.C : Mon champ d’action est la physique théorique donc forcément quelque chose d’assez abstrait. Mes travaux portent sur l’étude de systèmes complexes faisant interagir beaucoup d’objets comme des particules, des molécules, etc. Ces derniers évoluent en communiquant entre eux grâce à des signaux. Jusqu’à présent les scientifiques se sont penchés sur l’étude de situations d’équilibre entre ces objets et on sait, grâce à la thermodynamique (la science des systèmes en équilibre), comment les choses se déroulent à l’échelle microscopique. Cependant, il existe des théories simplifiées qui permettent de comprendre ce qui se passe à l’échelle macroscopique et dans les situations de déséquilibre. C’est là que mes travaux interviennent, notamment grâce à la physique statistique qui permet de prédire correctement le comportement global instantané de ces objets.

 

En tant que lauréate du prix Irène Juliot-Curie, vous avez reçu une dotation de 40.000€. Que comptez-vous en faire ?

 

L.C : J’ai utilisé cette dotation pour me rendre à un workshop de trois mois aux Etats-Unis destiné aux physiciens. Nous avons échangé sur nos résultats, tenté de définir de nouveaux axes de travail et de nouvelles approches, notamment pour les systèmes en déséquilibre. De nombreux scientifiques travaillent sur cette problématique à travers le monde. Ce type d’évènement est donc l’occasion d’entretenir ou d’agrandir un réseau d’envergure internationale. C’est dans cette optique que je compte utiliser ma dotation.

 

Quels conseils donneriez-vous à une étudiante qui souhaiterait intégrer le milieu de la recherche ?

 

L.C : D’emblée, de ne pas avoir peur ! Les bruits courent qu’il est difficile d’avoir un poste ou même une vie de famille, et que les carrières sont dures… Certes, vous dire qu’il n’y a pas besoin de travailler serait vous mentir. Mais il ne faut pas à avoir peur et se donner les moyens de sa réussite. Il faut se lancer, suivre ses propres idées et lutter pour elles, aller de l’avant. Tout est une question d’organisation. Les femmes doivent arrêter de penser qu’elles ne sont pas faites pour certaines carrières ; il faut récompenser leur talent dès le plus jeune âge !


Crédits photos : DR



07/03/16