Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Fatoumata Kebe

accès rapides, services personnalisés

Rechercher

Recherche détaillée

Contact

Coordination du pôle énergie, matière et Univers :

- Laurence Rezeau
- Pascal Vincent
- Bernard Perrin
- Thibaud Coradin
- Stéphane Carniato

Energie, matière et Univers

  • 1050 enseignants-chercheurs et chercheurs
  • 590 personnels d'appui à la recherche
  • 700 doctorants
  • 35 unités de recherche
  • 7 écoles doctorales

La doctorante qui traquait les débris spatiaux

Avec l’exposition photographique Space Girls Space Women*, Fatoumata Kebe rejoint les femmes qui font l’espace. Spécialiste de l’environnement spatial, elle consacre sa thèse de l’UPMC** aux débris produits par 60 années de conquête spatiale, et cherche à prévoir leur comportement. Elle s’appuie d’ailleurs sur ces résultats pour débarrasser les abords de la Terre de ses résidus de fusées et de satellites.

« Le grand public a pris conscience de l’existence des débris spatiaux lors de la sortie de Gravity au cinéma. Mais le problème n’est pas nouveau. La station spatiale internationale est par exemple manœuvrée plusieurs fois par jour pour les éviter », explique Fatoumata Kebe. Après 60 ans de conquête spatiale, la banlieue de la Terre est devenue une véritable poubelle. « 125 millions de débris d’une taille inférieure à 1 centimètre s’y sont accumulés. 700 000 de plus mesurent entre 1 et 20 cm et 20 000 autres sont encore plus gros ».

Prévenir avec une thèse…

Morceaux de fusées, de satellites, écailles de peinture… Ils sont pour la plupart incontrôlables et restent des dizaines d’années en orbite. Ils peuvent endommager des satellites opérationnels ou retomber sur des zones habitées. « Le but de ma thèse est justement d’anticiper le comportement de ces débris. Lorsqu’ils s’entrechoquent ou explosent, ils génèrent de nouveaux résidus. Je simule leur nombre, leur masse, prévois leurs déplacements et estime les probabilités de collision avec d’autres objets ».

…Guérir avec le transfert de technologies

Forte de cette vision de l’évolution des déchets spatiaux, Fatoumata Kebe s’est aussi lancée dans leur élimination. « Il est trop tôt pour entrer dans les détails mais je travaille parallèlement à ma thèse avec la Satt Lutech pour élaborer une solution de nettoyage de l’espace adaptée aux petits débris. Elle est rapide et peu coûteuse en énergie ». Pour en diminuer le coût, la société de transfert de technologies de l’UPMC préconise le développement d’un logiciel qui sera vendu à tous ceux qui exploitent l’espace : gouvernements, assureurs de fusées et de satellites… « Ils surveilleront ainsi la région dans laquelle orbite leur objet et détermineront sa probabilité d’entrer en collision avec les débris actuels. Le logiciel sera par la suite couplé à notre solution de nettoyage ».

Space Woman

En attendant de soutenir sa thèse à l’automne 2015, Fatoumata Kebe s’affiche sur les grilles de l’Observatoire de Paris et du CNAM dans le cadre de l’exposition Space Girls Space Women, l’espace à travers le regard des femmes. « J’ai été amusée de participer à cette expérience », se réjouit la jeune femme. « Plus sérieusement, elle prouve que les femmes ont toute leur place dans le domaine spatial, à des fonctions très variées voire très importantes, même si les médias font le plus souvent appel à des experts masculins ».

Les photos montrent également que l’école d’ingénieur n’est pas l’unique voie pour atteindre l’espace. « J’ai commencé par une licence d’ingénierie et un master de mécanique des fluides à l’UPMC. Mes stages (CNRS, ESA, ONERA) m’ont conduite vers l’environnement spatial. L’université c’est la possibilité d’affiner ses choix et de s’orienter vers ce qui nous plait le plus. J’en suis la preuve vivante ».

* du 18/06/2015 au 1/11/2015 au CNAM et à l’Observatoire de Paris.

**Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE, UPMC/CNRS/Observatoire de Paris/Université Lille 1)

 

 

 

En savoir plus

L'exposition Space Girls Space WomenNouvelle fenêtre

Le site de l'Observatoire de ParisNouvelle fenêtre

Le site de l'IMCCENouvelle fenêtre

Le site de la Satt LutechNouvelle fenêtre

La participation de Fatoumata Kebe au concours Ma thèse en 180 secondes

 

 

Crédits photos : DR-Michael Najjar (débris spatiaux) / Géraldine Bachmann - direction de la communication UPMC



10/09/15