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Destination Labo 2016

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Destination Labo 2016

« Sous les ateliers », la recherche

Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, CNRS/Inserm/UPMC/APHP), centre d’immunologie et des maladies infectieuses (CIMI, UPMC/Inserm/CNRS) et institut de biologie Paris-Seine (IBPS, UPMC/Inserm/CNRS)

vendredi 13 mai 2016

 

Pour la 5e édition de Destination Labo, un événement annuel organisé par l'Inserm, l’institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, CNRS/Inserm/UPMC/APHP), le centre d’immunologie et des maladies infectieuses (CIMI, UPMC/Inserm/CNRS) et l’institut de biologie Paris-Seine (IBPS, UPMC/Inserm/CNRS) ouvrent les portes de leurs laboratoires aux scolaires, de l’élémentaire à la Terminale. Au programme : animations, ateliers, visites des espaces d'expérimentation et des installations techniques, et échanges avec des chercheurs et techniciens sur leurs parcours professionnels et leurs activités quotidiennes.

Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et centre d’immunologie et des maladies infectieuses (CIMI)

Ateliers scientifiques

Visite du CENIR (centre de neuro-imagerie) Présentation des xénopes, le modèle animal en recherche Visite de Pic PS, la plateforme d’imagerie cellulaire pour observer un neurone. Séance de microscopie : découverte des cellules sanguines de la souris et de l’homme ; observation du parasite Plasmodium sous toutes ses formes, agent responsable du paludisme. Comprendre l’élevage du moustique et son cycle de vie, de la larve à l’âge adulte. Se mettre dans la peau d’un chercheur : chaque élève effectue des mesures à la pipette.

 

Stéphanie Baulac est directrice de recherche à l’Inserm. Elle est responsable d’une équipe à l’institut du cerveau et de la moelle constituée d’étudiants, de jeunes chercheurs et de techniciens. Ses travaux de recherche portent sur l’épilepsie, une maladie neurologique, qui est parfois héréditaire. Afin de comprendre la cause de l’épilepsie, elle recherche des mutations dans les gènes des patients. Grâce à des modèles cellulaires (et animaux), elle s’attache ensuite à élucider comment le dysfonctionnement de ces gènes entraine des crises d’épilepsie. Lors de la visite à l’ICM, les enfants vont pouvoir manipuler de l’ADN humain à l’aide de micropipettes et visualiser des neurones sous le microscope à fluorescence.

Équipe « Génétique de l’épilepsie »Nouvelle fenêtre

 

Des cellules humaines aux virus, parasites et bactéries, Sylvie Briquet a développé ma spécialité en génétique moléculaire. Elle est ingénieur de recherche dans le centre d’immunologie et des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière. Je suis spécialisée dans la manipulation génétique du Plasmodium, parasite qui cause le paludisme. Le paludisme est une maladie infectieuse qui cause le plus de morts dans le monde avec la tuberculose ; il tue environ 1 million de personnes/an, dont une majorité d’enfants de moins de 5 ans. À ce jour, il n’y a pas de vaccin efficace. Comprendre les étapes clés du développement du parasite est essentiel pour proposer de nouveaux moyens de lutte contre la maladie. Le cycle de vie de Plasmodium est complexe. Un des fers de lance de l'équipe pour déchiffrer la biologie du parasite est la transgénèse ou manipulation génétique. Au labo, les scientifiques ont reconstitué le cycle complet du parasite alternant entre mammifère et insecte. Son travail est de concevoir des stratégies pour obtenir des parasites mutants. Ainsi, inactiver ou « éteindre » l’expression de certains gènes ou marquer par la fluorescence/ la luminescence certains compartiments de la cellule, nous permet d’étudier les événements importants lors de l’infection du foie du neuropaludisme lorsque le parasite atteint le cerveau. En parallèle, elle forme les étudiants et enseigne la transgénèse du Plasmodium en master de parasitologie.

Équipe « Biologie et immunologie de l'infection hépatique du paludisme »Nouvelle fenêtre

 

Jean-François Franetich Pour développer ses travaux de recherche expérimentaux sur le paludisme, le Cimi-Paris dispose d'un insectarium propre offrant la possibilité d’initier, de développer et de maintenir des colonies de moustiques de l'espèce Anopheles stephensi. Cette activité de production est essentielle aux équipes, notamment pour l'étude des thématiques liées aux stades pré-érythrocytaires du parasite, les phases les plus précoces de l'infection plasmodiale. L'insectarium assure ainsi la production de sporozoïtes, la forme infestante du parasite contenue dans les glandes salivaires du moustique infecté. Les études les intéressant requièrent un grand nombre de parasites, ce qui nécessite une production importante et continue d'anophèles.

L’insectarium du CIMINouvelle fenêtre

Institut de biologie Paris-Seine (IBPS)

1. Pollution, santé, alimentation, impact de l’environnement sur l’organisme en général. Bien manger est essentiel pour garder la forme et la santé.

Martine Glorian L’athérosclérose est une maladie des artères responsable de l’accident vasculaire cérébral et de l’infarctus du myocarde, premières causes de mortalité au monde. Au cours de l’athérosclérose, les cellules musculaires lisses de la paroi artérielle perdent leurs propriétés contractiles et adoptent de nouvelles propriétés leur permettant de jouer un rôle important dans la mise en place de la maladie. Identifier les mécanismes moléculaires impliqués cette transformation cellulaire est notre objectif.

Équipe « Adaptation biologique et vieillissement »Nouvelle fenêtre

« Contrôle phénotypique des cellules musculaires lisses vasculaires »Nouvelle fenêtre

 

Khadija El Hadri-Zegouagh Le vieillissement de l’organisme est un processus physiologique caractérisé par le déclin des fonctions physiologiques. Il est bien admis que ce déclin est associé à des phénomènes oxydatifs et inflammatoires au niveau cellulaire. Dans ce contexte, nous travaillons sur l’implication de l’un des systèmes antioxydants les plus performants, le système de la Thiorédoxine. Par ailleurs, nous développons des approches thérapeutiques innovantes, anti-inflammatoires et anti-oxydantes.

Équipe « Adaptation biologique et vieillissement »Nouvelle fenêtre

« Vieillissement cellulaire intégré et inflammation »Nouvelle fenêtre

 

2. « De la cellule à la plante »

Mettre en relation les grandes fonctions végétales avec les structures anatomiques qui y participent - Observation de la plante modèle « Arabidopsis thaliana » et de suspensions cellulaires - Comment se fait la transpiration et les échanges gazeux dans la plante? - Observation du lieu de la photosynthèse : les chloroplastes - Observation de cellules d'épiderme de tabac et de cellules de feuille d’Elodée au microscope. - Observation de suspensions cellulaires, de cal, de plants d’Arabidopsis thaliana (plante modèle).

 

3. Visite de la Serre de Jussieu : visualisation de l’adaptation des plantes à leur environnement. Mettre en relation les structures anatomiques et les mécanismes physiologiques développés par les plantes avec les contraintes particulières de l’environnement. Observation microscopique et macroscopique d’échantillons végétaux Mesure de paramètres physiologiques Plantes carnivores, Cactacées, Rose de Jéricho, Plantes aquatiques.

 

La germination des graines est un facteur-clé de la pérennité et de la propagation des espèces végétales sauvages, mais aussi un déterminant majeur du rendement des espèces cultivées. Au sein de l'équipe « Biologie des semences », Juliette Puyaubert et Emmanuel Baudouin étudient les mécanismes moléculaires de signalisation régulant la germination des graines et son contrôle par les facteurs de l’environnement. Ils analysent en particulier le rôle joué au cours de ces processus par les événements de phosphorylation/déphosphorylation des protéines.

 

Équipe « Biologie du développement »Nouvelle fenêtre

« Biologie des semences » Nouvelle fenêtre

 

4. Extraction de l’ADN de banane avec du produit vaisselle, du white spirit, du sel. Éventuellement, observation de micro-organismes (bactéries, levures).

Stéphanie De Gois Notre équipe s’intéresse à la physiopathologie des maladies psychiatriques, en se focalisant sur les mécanismes moléculaires et cellulaires qui sont impliqués dans l’étiologie des principaux symptômes de ces maladies. Nous travaillons plus particulièrement sur deux de ces maladies, particulièrement dévastatrices, la schizophrénie et la dépression majeure, qui affectent respectivement 1,5% et 20% de la population mondiale. La combinaison de nos approches devrait permettre non seulement de mieux comprendre les mécanismes qui sont mis en jeu dans ces deux pathologies, mais également de pouvoir permettre, à moyen-terme, de mener des essais cliniques en visant spécifiquement ces nouvelles cibles pharmacologiques.

Équipe « Neurosciences »Nouvelle fenêtre

« Physiopathologie des maladies psychiatriques »Nouvelle fenêtre

 

5. Développement embryonnaire du Xénope L’objectif de cet atelier est de faire découvrir aux élèves comment l’embryon de l’amphibien Xénope facilite l’étude des étapes précoces du développement embryonnaire : fécondation d'oeuf de Xénope ; observation à la loupe de différents stades embryonnaires, les trier à la pipette pasteur, avec explication et visionnage de plusieurs films de développement, comparaison avec les stades de développement d'embryons de souris ; observation d'embryon de Xénope fluorescent (suite à l'injection de RLDx), ou de Xénope qui font pipi ; observation de marquage en hybridation in situ avec des marqueurs d'organes différents.

Valérie Bello et Mélanie Paces-Fessy Nous étudions les mécanismes de la néphrogenèse en utilisant le pronéphros du Xénope comme modèle de développement renal. Chez les vertébrés inférieurs, le premier rein formé au cours du développement, le pronéphros, est fonctionnel, permettant d'analyser directement la formation d'un néphron à partir de cellules mésodermiques non spécifiées. Ceci diffère des vertébrés supérieurs où la néphrogenèse n'est observée que dans les structures rénales plus complexes des méso- et métanéphros. L'organisation structurale et fonctionnelle des néphrons dans ces différents types de reins est en revanche remarquablement conservée.

Équipe « Biologie du développement »Nouvelle fenêtre

« Signalisation et morphogénèse »Nouvelle fenêtre

 

6. « Perception et illusion : quand notre cerveau nous joue des tours… » Atelier sur les illusions d'optique : découvrir comment notre cerveau analyse des informations visuelles et nous donne une représentation de l’objet représenté à travers une série d’exemples d’illusions d’optique et de tests mettant en jeu notre perception.

Nina Mansouri et Nida Chabbah Avant d’être libéré à l’arrivée dans la fente synaptique, le glutamate est accumulé dans les vésicules synaptiques par 3 transporteurs appelés VGLUT1-3. Ces transporteurs diffèrent très peu au niveau de leurs séquences et de leur fonction. Ce qui les différencie de façon marquante est essentiellement leur distribution. En effet, les neurones utilisant VGLUT1 sont essentiellement corticaux.

Équipe « Neurosciences »Nouvelle fenêtre

« Systèmes glutamatergiques normaux et pathologiques »Nouvelle fenêtre

Pour en savoir plus :

Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, CNRS/Inserm/UPMC/APHP)Nouvelle fenêtre

Centre d’immunologie et des maladies infectieuses (CIMI, UPMC/Inserm/CNRS)Nouvelle fenêtre

Institut de biologie Paris-Seine (IBPS, UPMC/Inserm/CNRS)Nouvelle fenêtre



11/05/16