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Le futur de la résonance magnétique nucléaire à haut champ ? La RMN à deux champs !

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Le futur de la résonance magnétique nucléaire à haut champ ? La RMN à deux champs !

La résonance magnétique nucléaire (RMN) est une spectroscopie fascinante qui permet d’explorer la matière et ses propriétés à l’échelle de l’atome. Lorsque qu’on les place dans un champ magnétique, les noyaux des atomes d’hydrogène, de l’isotope 13C du carbone, ou du phosphore-31 se comportent comme des petits aimants dont la résultante pour un ensemble de molécules forme une petite aimantation que l’on peut manipuler avec des champs radiofréquences et détecter grâce à une bobine placée autour de l’échantillon.

 

Augmenter le champ magnétique permet d’obtenir une aimantation nucléaire plus importante qui fournira des signaux plus intenses, une meilleure sensibilité. Par ailleurs, la séparation entre les signaux augmente également avec le champ magnétique, on dit qu’on obtient une meilleure résolution entre les signaux. De ce fait, les progrès de la RMN moderne sont corrélés au développement de spectromètres dont les aimants sont de plus en plus intenses. Actuellement, le spectromètre commercial dont le champ magnétique est le plus élevé atteint 23,5 T, près d’un million de fois le champ magnétique terrestre à Paris.

 

Afin de bénéficier des avantages des hauts champs magnétiques et des bas champs magnétiques dans une même expérience, l’équipe « Structure et dynamique des biomolécules (LBM, ENS/CNRS/UPMC) a mis au point avec l’entreprise Bruker Biospin, le leader mondial des équipements de RMN, un nouveau type de spectromètre RMN qui permet de manipuler l’aimantation nucléaire et de l’observer à deux champs magnétiques dans la même expérience.

 

Pour en savoir plus :

Équipe « Structure et dynamique des biomolécules (LBM, ENS/CNRS/UPMC)

 

Référence :

Recovering Invisible Signals by Two-Field Nuclear Magnetic Resonance Spectroscopy. S. F. Cousin, P. KadeĊ™ávek, B. Haddou, C. Charlier, T. Marquardsen, J.-M. Tyburn, P.-A. Bovier, F. Engelke, W. Maas, G. Bodenhausen, P. Pelupessy and Fabien Ferrage. Angew.Chem.Int. Ed., 2016, 55, 9886-9889 DOI : 10.1002/anie.201602978



20/09/16