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L’effet toboggan ou comment flotter à contre-courant

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L’effet toboggan ou comment flotter à contre-courant

Sauf aide extérieure, comme une voile ou un petit moteur, un objet qui flotte a tendance à se déplacer dans le sens du courant. L’équipe de Damien Baigl du pôle « Microfluidique » du Département de Chimie (PASTEUR, ENS/CNRS/UPMC), en collaboration avec Thomas Bickel de l’unité mixte de recherche LOMA (CNRS, Université de Bordeaux), viennent pourtant d’observer le phénomène inverse et en donnent l’explication dans un article paru récemment dans la revue Angewandte Chemie.

 

Cliché d’une bille liquide, ou « liquid marble ». Cette goutte d’eau de 2 μL est enrobée de particules de silices rendues hydrophobe. On remarque qu’elle reste parfaitement sphérique alors qu’elle est déposée sur une lamelle de verre sur laquelle elle aurait naturellement tendance à s’étaler si elle n’était pas ainsi enrobée. D. R.

 

Les chercheurs ont baptisé ce phénomène l’effet toboggan (« slide effect » en anglais). La transition entre les deux régimes est observée autour de la longueur capillaire, distance pour laquelle les effets d’énergie de surface et de gravité se compensent. Dans ce cas très particulier, la bille ne peut choisir et reste immobile.

Pour en savoir plus :

Laboratoire PASTEUR (ENS/CNRS/UPMC)Nouvelle fenêtre

 

Référence :

Light-Driven Transport of a Liquid Marble with and against Surface Flows. Nikita Kavokine, Dr. Manos Anyfantakis, Dr. Mathieu Morel, Dr. Sergii Rudiuk, Dr. Thomas Bickel and Prof. Dr. Damien Baigl. Angew. Chem. Int. Ed. 2016, 55, 11183 –11187 doi: 10.1002/anie.201603639

 

Source : ENS/département de chimie.



17/11/16