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La vie après la jeunesse

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Direction de la communication

 

Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

La vie après la jeunesse

La vieillesse, une seconde jeunesse

Au cours du vieillissement, les fonctions sensorimotrices, intellectuelles et psychiques s’amenuisent lentement mais sûrement, et surtout à partir de la soixantaine. Yves Agid, neurologue spécialiste des maladies neurodégénératives et membre fondateur de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, CNRS/UPMC/Inserm), a consacré l’ensemble de sa carrière à l’étude des mécanismes de la mort cellulaire et de leurs conséquences physiopathologiques et cliniques avec pour modèle essentiel, les maladies de Parkinson. Il s’est penché sur les causes et les mécanismes, poursuivant toujours le même objectif : proposer de nouvelles pistes thérapeutiques pour soulager les patients à défaut de pouvoir les guérir complètement.

 

Rien ne sert de vieillir…

… encore faut-il rester en bonne santé le plus longtemps possible. Mais meurt-on réellement de vieillesse ? Le cours de la vie d’un adulte est généralement semé d’obstacles, d’affections et de maladies en tout genre, bénignes ou pas, réversibles ou non, comme le cancer, l’infarctus cardiaque… À l’âge dit de la sagesse, les choses peuvent se compliquer avec l’apparition de maladies touchant le système nerveux ou maladies neurodégénératives, qui s’invitent dans un débat complexe fait d’enjeux scientifiques, économiques et de santé publique.

 

Un corpus d’affections du système nerveux qui relèvent de la neurochirurgie, la psychiatrie ou encore de la neurologie, viennent perturber voire gâcher l’existence des personnes âgées : ce sont les accidents vasculaires cérébraux, les chutes, les variantes de dépression souvent dues à l’isolement et/ou les troubles sphinctériens.

 

Le cas de la mémoire, un processus irrémédiable ?

Passé un certain âge, la fonctionnalité des neurones s’affaiblit. Le processus de souffrance neuronale se caractérise par une perte des terminaisons nerveuses et des dendrites. Le cerveau se défend malgré tout par un processus de compensation, sous la forme de bourgeonnement neuronal. Les anomalies cellulaires s’accompagnent d’altérations moléculaires et géniques.

 

Les travaux de neuropsychologie portant sur le vieillissement normal insistent sur le déclin des capacités mnésiques et tout particulièrement de la mémoire épisodique. Les études plus récentes sont toutefois plus nuancées : toutes les composantes de la mémoire n’évoluent pas de manière identique au cours du vieillissement. Les effets de l’âge se manifestent essentiellement dans les tâches de rappel libre alors que les tâches de reconnaissance y sont peu sensibles.

 

Dans le cas des maladies neurodégénératives de type Alzheimer ou Parkinson, le dysfonctionnement cellulaire est plus sévère et la mort neuronale plus rapide qu’au cours du vieillissement normal (un neurone normal peut survivre un siècle). Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour déchiffrer tous les mécanismes affectant les processus mnésiques. À défaut de pouvoir éradiquer ces pathologies, les scientifiques travaillent à la mise au point de solutions innovantes pour affiner le diagnostic et pour améliorer le bien-être et le bien-vivre des patients, du corps médical, des personnels soignants et des aidants (proches, entourage).

Pour en savoir plus :

Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM, CNRS/UPMC/Inserm)Nouvelle fenêtre



28/07/14