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Climats du passé : les roches et sédiments océaniques témoignent

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Direction de la communication

 

Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Climats du passé : les roches et sédiments océaniques témoignent

Les carottes océaniques conservées dans la collection océanique du MNHN sont un outil unique pour l’étude du changement climatique lors du Quaternaire (derniers 2 millions d’années). La collection couvre principalement l’océan Indien et notre équipe s’intéresse aux fluctuations du climat en région tropicale (détroits indonésiens, golfe du Bengale). Bien que cette région n’aie pas connu un climat froid, même en période glaciaire, nous avons observés des importants variations de l’intensité de la mousson et de la circulation océanique en période glaciaire associées aux variations de l’ensoleillement et du niveau de la mer.

 

Globorotalia menardii (Parker, Jones and Brady, 1865) en vue dorsale et en vue ombilicale provenant de la carotte BAR 9425, niveau Toba (74.000 ans), photo MEB Sylvain Pont MNHN

 

Nous nous intéressons également à l’impact du volcanisme sur l’écologie des micro-organismes et principalement l’impact de l’éruption géante du Toba (Sumatra) d’il y a 74.000 ans, considérée comme la plus importante du Quaternaire. La quantité de dioxyde de soufre relâchée dans la stratosphère fut si importante qu’il y a pu refroidir la température la Terre de 3 à 5°C et favoriser l’entrée en glaciation. Cette hypothèse est aujourd’hui très débattue, nous espérons avec nos études améliorer l’état des connaissances sur cet événement.

Pour en savoir plus :

Institut des sciences de la Terre Paris (iSTeP, CNRS/UPMC)Nouvelle fenêtre

Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CR2P, MNHN/UPMC/CNRS/EPHE)Nouvelle fenêtre

 

Coopération avec le LSCE-IPSL (CNRS/CEA/Université Versailles Saint-Quentin, France), CEREGE, IPGP et l’ISTEP.

 

Eva Moreno est maître de conférences MNHN à l’institut des sciences de la Terre Paris (iSTeP, CNRS/UPMC). Annachiara Bartolini est professeur MNHN au Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CR2P, MNHN/UPMC/CNRS/EPHE).



12/06/15