Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Pour l’Afrique, l’adaptation au changement climatique doit être une priorité

accès rapides, services personnalisés

Rechercher

Recherche détaillée

Pour l’Afrique, l’adaptation au changement climatique doit être une priorité

Le changement climatique aura - et a déjà - d’importants impacts sur les populations africaines. Notamment celles du Sahel, zone de transition entre Sahara et savane qui traverse l’Afrique d’ouest en est. Climatologue au LOCEAN1, Benjamin Sultan était à la barre d’un atelier dédié à cette thématique lors de la conférence Our Common Future Under Climate Change qui s’est tenue à l’UPMC et à l’Unesco entre le 7 et le 10 juillet 2015.

« Notre objectif était d’établir un panorama des derniers résultats parus depuis le dernier rapport du GIEC2. La modélisation ainsi que l’observation du climat et de ses impacts ont débouché sur de nouvelles avancées, il fallait les mettre en lumière ». Les scientifiques ont également réfléchi aux possibilités d’adaptation des populations locales face au changement climatique. « En agriculture par exemple, faut-il sélectionner des variétés plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse ? », interroge le chercheur. « Il nous faut aussi penser atténuation des conséquences de ce changement pour les habitants du Sahel ». Hydrologie, économie, vague de chaleur, ressources alimentaires et agricoles… Tous ces éléments risquent d’être affectés par le changement climatique.

Pour répondre à ces problématiques, Benjamin Sultan et ses collègues avaient proposé un panel dédié à l’Afrique Sub-Saharienne. Il réunissait les contributions d’une centaine de scientifiques dont la moitié, grâce au soutien de l’IRD3, venait d’Afrique. « Il était inconcevable de mener ces discussions sans [ces derniers], d’autant plus que l’UPMC est impliquée dans d’importants projets d’enseignement en océanographie avec le Sénégal ainsi que dans de nombreuses cotutelles de thèses dans la région».

Des keynote speakers4 ont été sélectionnés pour faire l’état de l’art du changement climatique et de ses différents impacts. Leurs prises de parole ont été suivies de celles des chercheurs qui souhaitaient partager leurs résultats et les ouvrir à la discussion.

« Depuis les années 50, le réchauffement climatique est significatif dans le Sahel. Les gens n’ont jamais vécu de tels écarts de températures », souligne Benjamin Sultan. Par ailleurs, la grande variabilité des précipitations provoque soit des sécheresses soit des inondations. «D’après les scénarii du GIEC, le phénomène devrait s’accentuer ». Plus qu’ailleurs dans le monde, les répercussions sur les énergies, l’agriculture, l’eau et les populations sont lourdes. « Limiter le réchauffement climatique à 2°C est important, mais pour l’Afrique, le travail sur l’adaptabilité des populations est primordial. Avec cet atelier, nous avons souhaité nous armer scientifiquement pour porter le message à la COP 21».

 

1LOCEAN : laboratoire d’océanographie et du climat, expérimentations et approches numériques (UPMC/CNRS/IRD/MNHN/IPSL)

2Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

3Institut de recherche pour le développement

4conférencier d’honneur

Pour en savoir plus

L'interview filmée de Benjamin SultanNouvelle fenêtre

A l'UPMC, El Niño sous l'oeil averti des climatologues

Climat, un effet rétro décisif pour l'avenir

Aider les décideurs à faire les bons choix

 

 

Crédit photo : Géraldine Bachmann - direction de la communication UPMC



22/07/15