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Acidification des océans : vers des laboratoires immergés

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Direction de la communication

 

Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Acidification des océans : vers des laboratoires immergés

Les océans absorbent chaque jour 25 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2). En limitant la concentration de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère, cette séquestration naturelle contribue à modérer les changements climatiques. Toutefois, le CO2 étant un polluant acide, son absorption dans l’eau de mer conduit à une augmentation de son acidité : il s’agit d’un processus couramment appelé « acidification des océans ». Le laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV, UPMC/CNRS) développe depuis quelques années des systèmes expérimentaux pour étudier les effets de l’acidification sur les communautés planctoniques (projet MedSeA) et sur les communautés benthiques (projet eFOCE).

 

Depuis le début de l’ère industrielle, le pH moyen de l’océan global a déjà diminué de 0,1 unité. Les modèles prédisent une diminution de l’ordre de 0,06 à 0,32 unité supplémentaire d’ici à la fin de ce siècle, soit une augmentation maximale d'acidité d'environ 150 %. Cette diminution du pH provoque un bouleversement de la chimie de l’eau de mer, notamment une diminution de la disponibilité en ions carbonates, une des briques essentielles utilisées par de nombreux organismes marins pour fabriquer leur squelette ou leur coquille calcaire (exemples : coraux, mollusques, oursins…).

 

Mésocosmes pélagiques, projet MedSeA. © Stareso

 

En contrepartie, certains organismes marins utilisant le CO2 pour produire de la matière organique (les plantes et les algues) seront potentiellement favorisés par une augmentation de sa concentration. Il ne fait donc aucun doute que l’acidification des océans entraînera des modifications profondes de la biodiversité marine avec des « gagnants » et des « perdants ».

 

Mésocosmes benthiques, projet eFOCE. © D. Luquet CNRS/UPMC

 

Les nombreuses expériences menées en laboratoire depuis quelques années fournissent des indications sur le comportement de tel ou tel organisme exposé à une augmentation d'acidité. Toutefois, seules les observations et les expérimentations sur site (in situ) permettent d’appréhender les effets à long terme de l’acidification sur la biodiversité et le fonctionnement des communautés marines.

 

Pour en savoir plus :

Laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV, UPMC/CNRS)Nouvelle fenêtre

 

À consulter :

The European Mediterranean Sea Acidification in a changing climate (MedSeA)Nouvelle fenêtre

 

Blog de l’expérience en mésocosmes pélagiques en baie de CalviNouvelle fenêtre

 

Blog de l’expérience en mésocosmes pélagiques en baie de Villefranche-sur-MerNouvelle fenêtre

 

Site de European Free Ocean Carbon Dioxide Enrichment Experiment (eFOCE)Nouvelle fenêtre

 

Site de Free Ocean CO2 Enrichment (xFOCE)Nouvelle fenêtre

 

À voir, « Bleu océan »Nouvelle fenêtre



17/06/15