Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Double compétence recherche et management : un MBA avec le Collège des Ingénieurs

accès rapides, services personnalisés

Rechercher

Recherche détaillée

A voir

Année 2017/2018 :

Calendrier universitaireNouvelle fenêtre

Arrêté relatif aux inscriptionsNouvelle fenêtre

Modalités de contrôle des connaissances :

MCC LicenceNouvelle fenêtre

MCC MasterNouvelle fenêtre

MCC MEEFNouvelle fenêtre

 

Scolarités :

Licence et Master

DoctoratNouvelle fenêtre

MédecineNouvelle fenêtre

Double compétence recherche et management : un MBA avec le Collège des Ingénieurs

Jean Chambaz, vous venez de diplômer la première promotion du double programme de doctorat et MBA « Sciences et Management », porté par l’UPMC et le Collège des Ingénieurs. Comment cela s'inscrit-il dans le dispositif de formation des doctorants aux enjeux économiques et sociétaux ?

 

Jean Chambaz. Ce programme a été lancé en 2009 et comprend aujourd'hui une cinquantaine de participants sur cinq promotions. Il est destiné à des doctorants qui font le choix, très tôt dans leur cursus, de s'orienter vers des carrières de cadres de haut niveau. Chaque doctorant de l'UPMC doit définir son plan individuel de formation en fonction de son projet en puisant dans l'offre de formation de l'institut de formation doctorale. Cette offre comprend des sensibilisations au management, à la connaissance de l'entreprise, à l'entrepreneuriat. Le programme « Sciences et Management » organise sur trois ans les cours de MBA du Collège des Ingénieurs en parallèle de la conduite d'un projet de recherche dans le cadre de la thèse. A l'issue de ces trois années, les candidats effectuent un stage en entreprise pour valider leur MBA. Ils ont donc une double formation qui leur donne des atouts indéniables pour être embauchés à des postes de responsabilité dans les entreprises ou la haute administration.

Trois docteurs UPMC viennent d’être diplômés. Quelle est la valeur ajoutée pour eux d’avoir suivi ce programme ? 

 

J.C. La valeur ajoutée, c'est qu'ils ont été immédiatement embauchés sur des postes très intéressants valorisant à la fois leur formation par la recherche (leur créativité, leur esprit critique, leur capacité à travailler en réseau) et leur formation au management. L'un d'entre eux a effectué sa thèse dans le laboratoire Kastler Brossel, l'un des laboratoires les plus réputés en recherche fondamentale, berceau de trois prix Nobel dont celui de Serge Haroche l'an passé. Cela démontre qu'il n'y a pas de frontière dans la recherche et le doctorat et qu'une excellente thèse - y compris sur des sujets fondamentaux - peut être très bien valorisée, non seulement pour s'engager dans une carrière de chercheur mais aussi  dans d'autres secteurs professionnels pour autant qu'on ait un projet personnel et qu'on s'en donne les moyens.

Vous avez annoncé l'élargissement de ce programme à Paris - Sorbonne, après que le Collège des Ingénieurs l'a reproduit avec le Karlsruhe Institute of Technology. En quoi ce projet s’inscrit-il dans l’Idex de Sorbonne Universités ?

 

J.C. Nous sommes très heureux d'avoir servi de modèle au KIT ! Pour Paris-Sorbonne, et nos autres partenaires de Sorbonne Universités, c'est naturel. Le collège doctoral de Sorbonne Universités permet de diffuser les expériences et les bonnes pratiques des uns et des autres. Ce n'est pas le sujet de la thèse qui confère la compétence de docteur mais le processus de formation par la conduite d'un projet de recherche original et innovant qui développe des compétences uniques valorisantes dans une carrière. Et les doctorants en humanités et sciences humaines et sociales représentent un potentiel de diversification et d'enrichissement pour les entreprises. C'est pourquoi Sorbonne Universités soutient l'élargissement de ce programme Sciences et Management.

 

© photo : Laurent Ardhuin pour l'UPMC

 

Nouvelle fenêtre

Retrouvez l'interview de Frédéric Verpillat, un des premier diplômés UPMC de ce MBA.



08/11/13