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Les Cordeliers

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La direction de la culture de l'UPMC organise tout au long de l'année des évènements culturels sur les sites de Jussieu et des Cordeliers.

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Direction de la culture
UPMC - BC 603
4, place Jussieu 75252 Paris cedex 05
Tél. : 01 44 27 21 00
info.culture@upmc.fr

  • Directrice par intérim : Sophie Cluet
  • Chargée de mission Science-Société : Cécile Nécol tél. 01 44 27 29 13
  • Chargée de mission Patrimoine scientifique et médical : Frédérique Andry-Cazin tél. 01 44 27 35 70

Les Cordeliers

cloître-jardin / © Alain Jeanne-Michaud

Situé au coeur du Quartier latin, rue de l’école de médecine, le site des Cordeliers est, depuis des siècles, un haut lieu de la pensée. Avant d’être dédié à la recherche et à la formation médicale, il a accueilli un important centre d’enseignement religieux au Moyen-Âge et l’un des plus célèbres clubs politiques de la Révolution française.

Le terme de « cordeliers » renvoie aux moines franciscains, surnommés ainsi car ils portaient une simple corde en guise de ceinture. De 1234 a 1571, ils bâtirent, sur un ancien champ de vigne donné par Saint-Louis, un couvent comprenant une école de théologie, deux cloîtres, des jardins, une vaste église, et un réfectoire, l’ensemble formant un important centre d’enseignement en concurrence avec la Sorbonne. En 1789, les moines furent chassés par les Révolutionnaires. Le réfectoire fut choisi pour accueillir les séances de la société des droits de l’homme et du citoyen, plus connue sous le nom de « club des Cordeliers ». Tous les citoyens pouvaient venir assister aux discours de personnages-clés de la Révolution française : Desmoulins, Danton, Hébert, Marat…

En 1795, l’Etat décida d’installer une école de santé dans l’ancien couvent. Au début du XIXe siècle, l’ensemble des bâtiments fut finalement détruit à l’exception du réfectoire et du cloître. On bâtit, à la place, l’hospice de l’Ecole de médecine, dit hôpital de l’Observance, affecté à « l’étude des cas rares et compliqués ». Ce lieu ferma en 1829 et fut remplacé, cinq ans plus tard, par un nouveau bâtiment dit hôpital des Cliniques. A partir de 1872, on démolit les bâtiments pour permettre la reconstruction de l’école pratique de la faculté de médecine de Paris. En 1875, la vocation médicale du site des Cordeliers fut définitivement scellée quand la ville de Paris en devint propriétaire avec l’obligation de conserver à perpétuité, dans ces terrains et constructions, les services de la faculté de médecine.

Pendant ce temps, le réfectoire connut divers occupants : l’école impériale de mosaïque de Belloni, l’équipe des ingénieurs et arpenteurs de Verniquet chargés de dresser le grand plan de Paris, les ateliers de Jean Deby-Mercklen, fabricant de billets pour la Banque de France, l’atelier du peintre Regnault et, de 1835 à 1939, le musée d’anatomie pathologique créé par le chirurgien Dupuytren. Le réfectoire fut classé monument historique en 1905. Désaffecté pendant 40 ans, il a été partiellement restauré en 1980. Propriété de la Ville de Paris, il est désormais un lieu culturel mis à la disposition des universités de Paris pour qu’elles y développent leurs missions de diffusion de la culture et de l’information scientifique. Les autres bâtiments sur le site des Cordeliers accueillent désormais les laboratoires de recherche du CRBC (Centre de Recherche Biomédicale des Cordeliers), mais également le siège de la faculté de médecine de l’Université et de l’Institut de formation doctorale.



07/09/08