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Collection G. Lippmann

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  • Directrice par intérim : Sophie Cluet
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  • Chargée de mission Patrimoine scientifique et médical : Frédérique Andry-Cazin tél. 01 44 27 35 70

Collection G. Lippmann

Gabriel Lippmann participa aux premiers pas et aux avancées de la photographie grâce à ses travaux en physique. Il eut en 1908 le Prix Nobel de Physique pour sa méthode de reproduction photographique des couleurs. Les 46 plaques qui fondent la collection de l’université sont d’illustres exemples de son travail et de son génie.

Gabriel Lippmann (1845-1921) est nommé maître de conférences à la Faculté des sciences de Paris en 1878. Il devient professeur titulaire de la chaire de calcul des probabilités et de physique mathématique, puis dès 1886, professeur de physique générale et directeur du laboratoire des recherches physiques.

Gabriel Lippmann a travaillé sur des domaines variés comme l’électricité, la thermodynamique, l’optique et la photochimie. Il révolutionna la photographie en apportant un des seuls procédés pour fixer l’ensemble des couleurs du spectre pour lequel il utilisa le phénomène d’interférences des ondes lumineuses. Il collabora avec les frères Lumière et fut président de l’Académie des sciences en 1887 ainsi que président d’honneur de la Société française de photographie de 1897 à 1899.

C’est pour prouver sa théorie sur la nature de la lumière que Gabriel Lippmann conçut une méthode pour « piéger » les interférences lumineuses. Dans la théorie ondulatoire de la lumière, celle-ci se propage grâce à des ondes qui ont des vitesses différentes. L’oeil perçoit les variations de longueurs d’onde par des changements de couleur. Le conflit entre les ondes directes et les ondes réfléchies produit un phénomène d’interférence.

Cette technique se distingue de celle utilisée couramment en photographie : la décomposition trichrome basée sur la synthèse des trois couleurs lumière primaires (le rouge, le vert et le bleu). Cette dernière repose sur la façon dont l’oeil humain détecte la couleur et sur la reproduction d’une sensation colorée mais non sur la reconstitution directe et fidèle de la réalité.

Lors de la prise de vue, Gabriel Lippmann place en contact une plaque d’émulsion photosensible (à base de nitrate d’argent et de bromure de potassium) avec du mercure. La surface du mercure forme alors des ondes restituant la forme des ondes lumineuses. L’inconvénient de son procédé réside dans le coût lié à l’utilisation de mercure et au temps de pose important. A l’heure actuelle, les problèmes techniques rendent difficile la reproduction du phénomène, ce qui rend les plaques de Lippmann presque uniques.

L’UPMC a la chance de posséder 46 de ces plaques photographiques grâce à l’intérêt et l’attention de scientifiques qui se sont transmis ce patrimoine, comme le professeur René Dupeyrat. Sur ces plaques, nous retournons 100 ans en arrière pour découvrir des paysages, des vues de différents parcs comme celui de Versailles ou de Saint-Cloud, des abbayes, des maisons à Nice, Villefranche-sur-mer et en Europe, des bouquets… L’ensemble de ces plaques présente un état de conservation restituant admirablement les couleurs.

Contact : Bernard Capelle, Bernard.capelle@impmc.jussieu.fr



19/11/08