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Rencontre autour de la biologie du développement

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La direction de la culture de l'UPMC organise tout au long de l'année des évènements culturels sur les sites de Jussieu et des Cordeliers.

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UPMC - BC 603
4, place Jussieu 75252 Paris cedex 05
Tél. : 01 44 27 21 00
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  • Directrice par intérim : Sophie Cluet
  • Chargée de mission Science-Société : Cécile Nécol tél. 01 44 27 29 13
  • Chargée de mission Patrimoine scientifique et médical : Frédérique Andry-Cazin tél. 01 44 27 35 70

Rencontre autour de la biologie du développement

SCIENCES A CŒUR – CONFÉRENCES CITOYENNES

SAISON 3

 

Rencontre autour de la biologie du développement
de l’oeuf à l’individu

 

Pour faire connaissance avec les processus régissant la formation d'un embryon, en savoir plus sur les cellules souches, les gènes et réseaux géniques contrôlant la méiose, mais aussi sur la régionalisation de l'embryon et sur la mise en place des organes,
en quelques mots, accéder aux secrets des premières étapes de la vie

nous vous invitons à rencontrer

 

Catherine JESSUS, lors d’une conférence citoyenne

 

jeudi 9 Juin 2011 à 17h45

UPMC – Université Pierre et Marie Curie
Campus de Jussieu - Amphithéâtre 25 – niveau Jussieu.

 

La conférence filméeNouvelle fenêtre

Les vidéos des conférences sont lisibles avec le logiciel RealPlayerNouvelle fenêtre ou tout autre logiciel qui puisse lire ce format.

 

Présentation de la conférence


Le laboratoire « Biologie du développement – UMR 7622 » est une importante unité de recherche qui regroupe 16 équipes dont les travaux s’articulent autour d’un thème commun… la biologie du développement.
L’originalité et la richesse de ce laboratoire consistent à conduire ses recherches dans une démarche de confrontation et de complémentarité entre thématiques, approches techniques et systèmes modèles.
La direction de ce laboratoire est assurée par Catherine JESSUS, spécialiste des mécanismes contrôlant les divisions méiotiques de l'ovocyte.

Lors de son intervention, Catherine JESSUS nous présentera l’embryologie et les mécanismes du développement dans leurs grandes lignes pour nous faire regarder « autrement » les premiers stades de vie. Elle partagera également avec nous les questionnements actuels des chercheurs de son laboratoire  et nous donnera accès aux progrès récents et aux résultats qui enrichissent la connaissance des mécanismes du développement et de ce nouveau champ disciplinaire qui touche aux cellules souches.

Catherine JESSUS abordera ainsi les étapes précoces de la vie, des premières divisions embryonnaires aux migrations cellulaires indispensables à la formation d’un individu en passant par les facteurs qui déterminent la destinée des cellules et les molécules qui leur permettent de communiquer entre elles.

Vous voulez avoir accès aux données scientifiques les plus récentes dans le domaine de la biologie du développement ? Alors venez rencontrer cette spécialiste des mystères de la vie !

Mais n’oubliez pas de vous inscrire pour vous assurer une place sur www.upmc.frNouvelle fenêtre rubrique culture.


Catherine Jessus


Catherine Jessus, est une ancienne élève de l’ENS Ulm (promotion 1978). Elle soutient sa thèse de 3ème cycle en 1983 à l’UPMC. Elle est recrutée comme chercheur par le CNRS en 1986. Elle a travaillé quelques années aux USA (Cold Spring Harbor Laboratory) avant de fonder son laboratoire à l’UPMC. Aujourd’hui, elle est directrice du laboratoire de recherche LBD (laboratoire de Biologie du développement) de l’UPMC, directrice de recherche, spécialiste des mécanismes contrôlant les divisions méiotiques de l’ovocyte.

 

3 questions à… Catherine Jessus

 

A quoi / A qui devez-vous votre vocation scientifique ?

Mon envie se portait vers un métier d’enseignant et c’est dans cette optique que j’ai intégré l’Ecole Normale Supérieure, et passé l’agrégation de Sciences Naturelles. J’ai réalisé un stage obligatoire en laboratoire qui a été une révélation absolue. Au bout d’une semaine, je suis allée à l’ENS pour dire : « changement de programme, je veux faire de la recherche ! »
La rencontre avec René OZON, spécialiste des hormones stéroïdes et des divisions des ovocytes d’amphibien a été déterminante. Il est responsable de mon changement de destinée et à l’origine de cette nouvelle vocation. En effet, ce stage a suscité chez moi de nouvelles émotions et sensations : émotions devant des questions nouvelles, découverte de l’étendue des domaines encore inconnus de tous, enthousiasme de réaliser des « manips originales et rigolotes » pour apporter une réponse ou du moins, une piste de réponses aux questions non encore élucidées.
J’ai découvert le plaisir et l’émotion qu’on éprouve à la pensée qu’à la fin de son expérience, on est le premier à révéler des résultats qu’encore personne au monde n’a vus ! Une sensation partagée par tous les chercheurs…

 Quel est le meilleur souvenir de votre carrière scientifique ? De quoi êtes-vous particulièrement fier(e) dans votre carrière ?

Je crois que ce dont je suis fière dans ma carrière sont des découvertes scientifiques. J’ai eu la chance d’avoir des papiers publiés dans des revues scientifiques prestigieuses, comme Cell, mais l’impact de la revue n’est pas ce qui compte le plus. D’ailleurs,  mes résultats les plus importants n’ont pas été publiés dans les revues les plus cotées. Je suis particulièrement contente d’avoir participé dans la fin des années 1980 à la grande aventure de la découverte d’une molécule importante dans la maturation de l’ovocyte, et plus généralement dans toute division cellulaire, le MPF (Maturation Promoting Factor). Période durant laquelle l’émulation intellectuelle était très forte au laboratoire ; il y avait une concurrence saine et stimulante au niveau international. A cette époque, tous les chercheurs allaient dans la même direction et nous avons vraiment progressé dans la connaissance de l’ovocyte et des premiers stades de la vie. Les 10 dernières années ont été également très riches. Nous avons développé de nouveaux modèles, de nouvelles théories qui révèlent la complexité mais aussi la robustesse du système cellulaire qu’est l’ovocyte.

Quand je regarde mon parcours professionnel, j’ai le sentiment d’avoir apporté une petite pierre à l’édifice de la connaissance, et cela, ça rend fier !

 

En ce moment, qu’est-ce-qui vous tient « à coeur » dans vos recherches ? Quel est votre rêve de scientifique ?

Ce qui m’importe le plus, c’est que la recherche fondamentale continue et qu’elle reste « attirante et attractive » pour les jeunes. Bien sur, la recherche appliquée en lien avec des découvertes médicales est essentielle mais il ne faut pas oublier que les plus grandes découvertes scientifiques ont été réalisées par hasard, en tout cas sans but, sans finalité !
Plus personnel, j’aimerais que le système sur lequel mon équipe  travaille (méiose – amphibien) et qui selon moi n’a pas encore révélé tous ses secrets, continue à être étudié. Pour moi, c’est un vrai beau modèle en soi, et une richesse d’inspiration pour beaucoup d’autres !

Enfin, transmettre, former les jeunes, essaimer ma passion pour la science est vraiment ce qui me tient le plus à coeur !

 

Site du laboratoire de biologie du développement :
http://bio-dev.snv.jussieu.fr/Nouvelle fenêtre

 

Photo Catherine Jessus ©UPMC - Guillaume Osès

 

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25/03/13