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« Mon rêve olympique est né à Athènes en 2004 »

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« Mon rêve olympique est né à Athènes en 2004 »

Joséphine

Médaillée de bronze aux championnats d’Europe d’escrime en 2014, Joséphine Jacques-André-Coquin, étudiante en master à l’UPMC, n’est plus, à 25 ans, qu’à quelques assauts de son destin olympique.

 

 

 

 

Vous êtes aujourd’hui aux portes d’une première qualification olympique, est-ce un rêve d’enfant sur le point de se concrétiser ?

Joséphine Jacques-André-Coquin : Pas exactement. J’ai commencé l’escrime à l’âge de 7 ans, en 1997, mais ce n’est que bien plus tard, à l’occasion des Jeux d’Athènes en 2004, que le rêve olympique a commencé à prendre forme dans mon esprit. Je me rappelle avoir été immédiatement fascinée par cette compétition. Je la découvrais pour la première à la télévision et j’ai tout de suite mesuré son ampleur et son importance. A partir de ce moment-là, j’ai été convaincue que je participerai un jour à cette grande fête du sport.

 

En 12 ans, vous êtes donc passée de la fascination à la concrétisation de ce rêve…

J.J-A-C : Oui et cela passe bien évidemment par de longues heures d’entrainement. Une à deux fois par jour en semaine, auxquelles il faut ajouter les compétitions nationales et internationales qui ont lieu presque tous les week-ends.

 

Comment parvenez-vous à atteindre vos objectifs universitaires avec un tel volume d’entrainement ?

J.J-A-C : Pour concilier l’escrime et les études, j’ai la chance d’être à l’UPMC. L’université a passé un accord avec l’Insep qui me permet de concilier mes deux objectifs. Très concrètement, certains professeurs de l’UPMC se sont déplacés sur le site de l’Insep, notamment lorsque j’étais en licence. Cela m’a considérablement aidée, et m’a permis de décrocher mon diplôme. Nos interlocuteurs du DAPS sont une chance pour tous les sportifs de haut niveau de l’UPMC. Leur aide est précieuse pour discuter avec les enseignants, et trouver avec eux des solutions d’aménagements spécifiques. Lors de mon master de biologie moléculaire et cellulaire, j’ai pu dédoubler mes années. Je faisais une année universitaire en deux ans. J’ai pu ainsi continuer à suivre mes entrainements et à participer aux compétitions, tout en validant mes unités d’enseignement (UE).

 

Ces Jeux olympiques sont l’aboutissement d’un cycle de quatre ans, que voulez-vous faire ensuite ?

J.J-A-C : Je pense nécessairement à l’après JO et plus généralement à l’après carrière car l’escrime ne permet pas de gagner sa vie. J’aimerais m’investir dans le monde du travail et me donner deux ans, jusqu’en 2018, pour construire ma carrière professionnelle tout en continuant l’escrime, car c’est un sport qui me passionne. Ensuite, je n’exclus pas de revenir plus intensément à la compétition pour préparer les Jeux de Tokyo en 2020.

 

Comment vous voyez-vous dans 5 ou 10 ans ?

J.J-A-C : Je suis aujourd’hui en master en management de l’innovation à l’UPMC. Je souhaite ensuite travailler dans l’environnement ou l’agro alimentaire. Je viens de finir mon stage à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), j’y ai travaillé sur la sécurité des aliments. C’est un domaine qui m’intéresse et je veux poursuivre dans cette voie.

 

Crédits photo © UPMC - Géraldine Bachmann

 



15/06/16