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"Il y a 5 ans, je n'imaginais pas un tel scénario"

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"Il y a 5 ans, je n'imaginais pas un tel scénario"

Benjamin Auffret

Étudiant en deuxième année de licence d’informatique, Benjamin Auffret se lance à 21 ans dans le grand bain des Jeux olympiques. La tête la première, avec panache et sans éclaboussure. Une première dans sa jeune carrière.

 

 

 

 

Pouvez-vous nous présenter votre sport si peu connu du grand public ?

Benjamin Auffret : Je suis plongeur à 10 mètres. Chaque plongeon est noté par les juges qui attribuent une note d'exécution, en fonction de critères techniques et artistiques. Nous devons réaliser des figures acrobatiques en vol, avant d’entrer dans l’eau, sans en projeter la moindre goutte.

Comment avez-vous trouvé le chemin des plongeoirs ?

J’ai d’abord été gymnaste pendant 12 ans, dont quatre au sein d’un pôle espoir. Je suis passé au plongeon lorsque j’ai rencontré des problèmes physiques liés à ma croissance, sur les conseils de mon entraineur de l’époque. Je ne connaissais pas ce sport. J’ai passé les tests dans la foulée, cela m’a tout de suite plu, et j’ai été accepté à l’INSEP.

Avez-vous ressenti de l’appréhension, quand vous avez plongé pour la première fois à l’âge de

15 ans ?

BA : Absolument, à commencer par la hauteur. 10 mètres, c’est haut et même très haut. Ma seconde appréhension était liée au fait qu’il fallait arriver par la tête, alors que pendant mes années de gymnaste il fallait au contraire l’éviter et se réceptionner sur les pieds. J’ai dû progressivement réhabituer mon corps à développer de nouveaux automatismes.

Vous êtes à la fois étudiant en deuxième année d’informatique et sportif de haut niveau, comment faites-vous pour concilier les deux ?

BA : J’y parviens grâce à mes efforts et à l’aide que m’apporte l’UPMC. Je dédouble mes années, c’est-à-dire que je fais une année universitaire en deux ans. J’ai donc plus de temps libre pour le sport, par ailleurs mon emploi du temps est aménagé et je n’assiste pas aux cours d’amphi. Je compense cela par beaucoup de travail personnel. Je bénéficie de cours particuliers sur le campus de Jussieu, parfois l’enseignant se déplace même à l’INSEP. Le partenariat entre l’Insep et l’UPMC est vraiment fondamental dans ma réussite.

Que représente pour vous une participation aux Jeux olympiques de Rio ?

BA : C’est un rêve. Ce fut d’abord un rêve en gymnastique, ça l’est devenu au plongeon. Lorsque j’ai commencé en 2010, je n’imaginais pas un tel scénario. J’ai la clef d’accès, je dois désormais faire attention à ne pas me blesser. La blessure est toujours possible mais je vais essayer de ne pas y penser.

A 21 ans comment envisagez-vous votre avenir ?

BA : Je souhaite continuer ma carrière sportive jusqu’aux JO de 2020, voir 2024 s’ils ont lieu à Paris cette année-là. Concernant mes études, je vais continuer à dédoubler mes années pour pouvoir m’entrainer jusqu’en 2020 au moins. Il sera temps à cette date, qui devrait correspondre à la fin de mon master, de faire un choix : doctorat ou entrée dans la vie active. Il est encore trop tôt pour le savoir, je découvre et j’approfondis sans cesse de nouvelles matières.

 

 Crédits photo © UPMC - Géraldine Bachmann

 

 




11/05/16