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[Exposition] L'art dans les jeux vidéo

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[Exposition] L'art dans les jeux vidéo

art jeu video

L'Art dans le jeu vidéo

Musée des arts ludiques

 

 Le 15 novembre 2015 par Mathieu et Camille

 

Alors pour parler de cette exposition nous avons décidé d'adopter la forme de l'essai, ce qui en réalité signifie que nous allons ajouter des idées les unes après les autres sans réelle organisation. (Et déjà cinq lignes de gagnées sans rien dire sur l’expo ! Mais là ça commence à se voir donc on va s’y mettre.).
Avant de commencer à parler de l'exposition à proprement parler, nous tenons à préciser que malgré les circonstances terribles qui ont conduit à cette situation, nous avons tout de même apprécié le rare privilège d'être seuls à profiter de l'exposition.

 


L’exposition « L’art dans le jeu vidéo » tenue au musée des Arts ludiques s’organise en 7 sections :
- Esquisses et modélisation préparatoire
- Dessiner les villes et les cités
- L’invitation au voyage
- Réécrire l’histoire
- Imaginer de nouveaux héros ou créatures
- Hommage au 7e art
- Magie, poésie, contes et féeries
Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre de la première partie, l’exposition ne suit pas l’ordre du processus créatif d’un jeu vidéo. Il ne s’agit pas de montrer les différentes étapes de la création d’une oeuvre vidéo-ludique et les esquisses, croquis et sculptures préparatoires côtoient les grandes fresques de villes et de paysages, les images numériques du jeu et même des vidéos « in game ».
L’exposition ne s’organise pas non plus en fonction des techniques artistiques utilisés ou du style de dessin. On ne cherche pas à catégoriser les jeux vidéo en différentes familles esthétiques car chaque jeu fait appel à de nombreuses techniques artistiques et les inspirations pour chaque oeuvre sont multiples (jusque dans la haute couture d'ailleurs, les costumes de certains personnages sont inspirés de robes de grands couturiers). L’exposition nous présente face à un foisonnement : les oeuvres s’enchaînent et ne ressemblent pas. Dans la section « cités et villes », un bâtiment perdu au milieu du désert dont les fenêtres en alcôves et les tours aux allures de minaret sont frappés par des vents prêts à le faire basculer (Prince of Persia) partage un mur avec la ville à l’esthétique pop art et aux
murs couverts de graffiti des lapins crétins.

De même dans la section « l’invitation au voyage » (Là tout n’est qu’ordre et beauté / Luxe, calme et volupté #oui j’avaislaréférence #littérairerpz #jemelapèteetj’assume), les styles se mélangent : des peintures numériques au réalisme troublant à côté de peintures de paysage presque impressionnistes où vagues, rochers et arbres sont rendues par des aplats de couleur qui rendent visible la touche du peintre. Nous voilà arrivés dans la deuxième partie de l’exposition et c’est le moment de faire une transition des plus naturelles vers une deuxième idée qui se dégage de cette exposition.

En effet, la partie « l’invitation au voyage » cherche à nous montrer ce formidable pouvoir que l’art et les jeux vidéo ont en commun : nous transporter, faire jaillir sous nos yeux des univers nouveaux, différents, fantastiques et féeriques, ou réalistes, durs et violents. C’est cette capacité à faire de petits voyages immobiles dont notre besoin de découverte ne se lasse pas, qu’on ne peut nier aux jeux vidéo qui tantôt créent des univers immenses et cohérents (Faery : Legends of Avalon), tantôt recréent pour nous des univers qui n’existent plus en recréant des époques de l’histoire et en les réinterprétant (Assassin’s creed). C’est d’ailleurs ce dont nous parle la troisième partie « Réécrire l’histoire » qui s’ouvre avec des affiches de propagande qui rappellent celles de l’ex URSS, tirées du jeu The technomancer. Ce qui se dégage finalement de l’organisation de l’exposition c’est une volonté de donner ses lettres de noblesses au jeu vidéo. Il ne s’agit pas de théoriser en la divisant en catégorie, une forme d’art.

D’où l’apparent désordre de l’exposition qui met côte à côte des oeuvres qui semblent n’avoir aucun rapport ni de style ni de technique car le but était, à travers ces différents thèmes, de nous montrer que le jeu vidéo c’est aussi de l’art, l’exposition tient d’ailleurs en 6e section à faire un parallèle avec le 7e art. L’exposition s’appelle « l’art dans le jeu vidéo » alors que ce qu’elle cherche réellement à dire c’est « Le jeu vidéo, un art ». Un art qui fait appel à de multiples techniques, et accouche de projets de grande envergure qui à l’image des cathédrales du moyen-âge requiert la collaboration de multiples artistes et techniciens, un art relativement jeune et difficile à catégoriser mais un art tout
de même, qui nous fait voyager, sentir, vibrer, nous fait réfléchir et rêver. Des sortes de contes modernes en somme qui font appel à une multitude de techniques pour faire jaillir devant nos yeux un univers à parcourir et une histoire à vivre. On retrouve ici l'idée d'un « Art total » selon les mots de Jean-Jacques Launier.
Mathieu ne me rejoint pas exactement sur ce point puisque s'il reconnaît qu'il y a de l'art dans le jeu vidéo, il trouve qu'on ne peut pas aller jusqu'à dire que le jeu vidéo est un art. Pour preuve l'utilisation qu'en font les joueurs. Et je dois bien lui reconnaître ceci, si certains joueurs peuvent avoir une approche artistique d'un jeu vidéo, beaucoup ont une approche tout autre (défouloir par exemple) et il faut bien remarquer que tous les jeux ne cherchent pas à créer la même expérience, il y a une différence entre un jeu comme Child of light qui nous fait pénétrer dans un univers magique et féerique et Les lapins crétins.
Donc voilà, ça résume à peu près nos opinions sur l'exposition, il y aurait encore bien plus à dire mais ce compte rendu est déjà suffisamment long et décousu donc, concluons sur une image qui résume tout : (oui on a kiffé ^^)



15/12/15