Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

[Concert] Sur les chemins de Patti Smith

accès rapides, services personnalisés

Rechercher

Recherche détaillée

[Concert] Sur les chemins de Patty Smith

hazart

 

Sur les chemins de Patti Smith

Philharmonie de Paris
Le 7 octobre 2015 par Guillaume et Maxime

À la frontière entre littérature et musique, Marie Modiano, Peter von Poehl et Jason Glasser partent à la rencontre de Patti Smith, l’icône du rock, la photographe, la poétesse.

 

"Non ! Il ne s'agit pas d'un concert de Patti Smith, ni d'un groupe de reprises, ni d'un concert tout

court, quoique... On préférera le terme de création musicale ou « concert littérature » [1] autour de

Patti Smith, pilier de l'histoire qui nous est racontée et jouée par Marie Modiano, Peter von Poehl et

Jason Glasser. Le format est assez étonnant et alterne monologues, musiques d'ambiance plus ou

moins pêchues et chansons sur une scène au décor épuré : un jeu de lumières projetées sur des

écrans-rideaux successifs surplombe quelques micros, un synthé et des amplis.

L'histoire en question retrace des bribes de vie de la rockeuse à travers des textes composés par

Marie Modiano elle-même et des poèmes de Rimbaud, Baudelaire et Blake. On se perd parfois

d'ailleurs dans l'entremêlement entre poésie et narration, il ne faut pas s'attendre à un schéma terre à

terre sur l’oeuvre de Patti Smith, la set liste de son prochain concert ou ce qu'elle a mangé le midi.

Le ton est bien plus subtil, aérien. Bon, pour ma part je ne suis pas sûr d'avoir bien tout saisi.

La musique quant à elle s'accorde bien à l'atmosphère, mise en place dès le premier monologue. On

y retrouve des styles différents, groovy, pop et même des sonorités un peu asiatiques avec des

cordes frottées et des intervalles dissonants. Le tout est interprété par Peter von Poehl à la guitare et

au chant, Jason Glasser au violoncelle et chant et Marie Modiano au synthé et au chant. Aux

instruments s'ajoutent quelques effets électroniques pas franchement en place. Là encore, il ne s'agit

pas tant de rock 'n' roll que de « musique des grands espaces » [2] où l'ouverture d'esprit est de

rigueur. On regrette malgré tout la reprise de deux morceaux, deux fois chacun (et des longs en

plus). Sur une heure de spectacle et au total cinq ou six interventions musicales, c'est trop.

Finalement, si vous êtes fan de Patti Smith (à l'Olympia du mardi 20 au jeudi 22 octobre!), de

poésie, d'ambiances intimistes et d'atmosphères un peu planantes, cette création est faite pour vous!

Si non, ce n'est pas le choix le plus judicieux de spectacle auquel assister.

 

 [1] et [2] : d'après Le Marathon de Mots.



27/10/15