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NAOS, l'océan en temps réel

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NAOS, l'océan en temps réel

Un flotteur de nouvelle génération développé dans le projet NAOS. (photo Fabio Conversano, SZN)

Le projet NAOS (Novel Argo observing system) va renforcer et faire évoluer le réseau international Argo d’observation de l’océan en temps réel. Coordonné par l’Ifremer et co-porté par l’UPMC, cet équipement d’excellence implique à la fois des partenaires scientifiques et industriels : le CNRS, l’UEB, le Service hydrographique et océanographique de la Marine et les entreprises CLS pour les aspects de télécommunications par satellite et NKE pour la commercialisation des flotteurs. Fabrizio D’Ortenzio, chercheur à la station marine de Villefranche-sur-mer, dresse les contours de ce projet de grande envergure dont il est chargé pour l’UPMC.

 

Qu’est-ce que le réseau Argo ?

Fabrizio D’Ortenzio : C’est un réseau de flotteurs-profileurs dispersés dans tout l’océan mondial, qui mesurent la température et la salinité de l’eau entre la surface et 2000 mètres de profondeur. Ces données fournissent une véritable cartographie de l’océan en temps réel. Mises à la disposition de la communauté scientifique internationale, elles sont utilisées principalement dans l’étude du climat, de la circulation des océans et de l’interface océan-atmosphère. Depuis le début du programme il y a dix ans, chaque pays contribue selon ses possibilités à l’agrandissement du réseau Argo. Aujourd’hui, 3000 flotteurs sont déployés dans le monde.

 

Quelles évolutions sont prévues par le projet NAOS ?

F. D. : NAOS va consolider la position de la France selon plusieurs axes. Il s’agit en premier lieu de renforcer le réseau existant en déployant une centaine de flotteurs Argo d’ici à 2019. Le projet va également permettre de développer une nouvelle génération de flotteurs plus performants, résistants à de plus grandes profondeurs et équipés de capteurs de biogéochimie. Ces propriétés seront testées respectivement en Atlantique Nord, en Arctique et en Méditerranée. L’UPMC, via la station de Villefranche-sur-mer, est responsable de cette dernière zone et va participer significativement à l’activité en Arctique. En particulier, 33 flotteurs seront déployés dans les écosystèmes remarquables de la Méditerranée et 13 dans ceux de l’Arctique.

 

C’est donc une vraie chance pour l’UPMC de gérer un réseau de flotteurs à part entière.

F. D. : En effet. Jusqu’ici nous ne possédions que quelques prototypes, dont trois déployés en Méditerranée. Avec NAOS, c’est l’opportunité d’avoir une vision beaucoup plus fine de la Méditerranée. Nous changeons complètement d’échelle ! Notre rôle est de tester ces 33 flotteurs en conditions réelles, en particulier leur capacité à réaliser des mesures biogéochimiques, ce qui constitue la vraie nouveauté (par exemple les concentrations de chlorophylle et de nitrate ou encore la quantité de résidus de matière organique). L’enjeu est fort : si nous montrons que ce dispositif fonctionne à l’échelle de la Méditerranée, il pourra être étendu au niveau mondial. Dans tous les cas, les données biogéochimiques collectées en Méditerranée alimenteront déjà un grand nombre d’études. De plus, les données NAOS pourront seront complémentaires des systèmes d’observations de la Terre depuis l’espace, ce qui va nous permettre de suivre l’évolution des écosystèmes océaniques d’une manière inexplorée jusqu’à maintenant.

 

Comment les informations de chaque flotteur sont-elles mises en commun ?

F. D. : Elles sont transmises de manière automatique via satellite dans la base de données Coriolis (qui gère la totalité des données du réseau Argo) consultable par tous sur Internet. Notre mission comprend tout naturellement la bonne intégration des informations biogéochimiques dans Coriolis. Mais la gestion des données n’est qu’un des nombreux défis qui nous attendent avec NAOS ! Nous avons la responsabilité d’un équipement de grande envergure et cela va fortement impacter le fonctionnement de notre équipe et de la station. Rendez-vous pour la mise à l’eau du premier lot de flotteurs, prévue en février 2013 !

 

Carte de la concentration en chlorophylle à la surface de la mer Méditerranée. (données satellite)

 

Photo : Type de flotteur déployé dans le cadre du projet NAOS (crédit Fabio Conversano, SZN)

 

En savoir plus :

Le projet NAOSNouvelle fenêtre

La base de données CoriolisNouvelle fenêtre 



30/11/11