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L’autonomie de gestion, un moyen pour professionnaliser les personnels d’appui au service des missions de l’université

Depuis le 1er janvier 2009, l’UPMC, comme 19 autres établissements d’enseignement supérieur, dispose de « responsabilités et compétences élargies » : en pratique elle reçoit une subvention globale pour charge de service public de l’Etat et l’utilise pour accomplir ses différentes missions, y compris en assurant la rémunération des personnels fonctionnaires qui sont affectés dans l’établissement. La préparation et la mise en place des changements liés aux nouvelles responsabilités ont très fortement sollicité les équipes administratives, qui ont engagé des démarches de professionnalisation, tant dans les unités, les départements que dans les services centraux. La responsabilité sur le calcul et la mise en paiement des rémunérations a ainsi été assumée dès janvier, avec des difficultés circonscrites.
Cette autonomie de gestion vient compléter les libertés dont bénéficiait déjà l’université dans l’exercice de ses missions, en matière de formation et de recherche.
La gestion de l’université reste fortement encadrée par l’Etat, tant du point de vue budgétaire – il s’est empressé d’inventer de nouveaux contrôles-, qu’en conservant de nombreuses prérogatives de gestion des corps de fonctionnaires. Ainsi, à l’égard des personnels ITRF ou ASU, l’université est très loin de disposer de l’autonomie des organismes de recherche à l’égard des personnels ITA, d’un hôpital public ou d’une collectivité territoriale à l’égard de ses agents titulaires.
Qu’on la juge très incomplète, si on regarde depuis les organismes de recherche, ou fort excessive, si on la regarde depuis l’enseignement scolaire, l’autonomie de gestion dont bénéficie désormais l’UPMC devrait néanmoins permettre de mieux affronter plusieurs priorités de l’établissement, notamment en matière de ressources humaines.
Les métiers d’appuis à la formation et à la recherche ayant fortement évolué, un effort important de formation des personnels aurait du être entrepris par l’Etat employeur. L’UPMC va s’employer à résorber ce retard, et le plan de formation 2009-2012, en cours d’élaboration avec le concours des organisations représentatives du personnel, devrait être présenté avant l’été. Le plan concernera l’ensemble de la communauté de travail UPMC, en incluant les personnels contractuels et il sera ouvert aux agents CNRS ou INSERM « hébergés » (des conventions seront conclues à cette fin).
Autre priorité de l’établissement, le repyramidage des emplois va s’accélérer dès 2009 avec la transformation d’emplois de catégorie C en emplois de catégories B et de B en A, la moitié des transformations étant réservées à la promotion des personnels déjà en poste à l’UPMC. L’objectif est de viser une répartition des emplois beaucoup plus représentative de la technicité des fonctions exercées et des qualifications acquises par les agents.
L’action sociale à l’égard des personnels fait aussi l’objet de modifications importantes. Depuis le 1er janvier, les prestations légales sont prises en charges par le service social des personnels. Dans quelques semaines, chaque agent va recevoir un fascicule expliquant ses droits et le moyen de les mobiliser. Des discussions sont entamées sur l’extension de ces prestations aux agents contractuels et sur la création de droits spécifiques à l’UPMC.
Les rémunérations des agents, et en particulier les primes, font également l’objet de davantage de marges de manoeuvre, mais à l’intérieur d’une enveloppe globale et dans le respect de règles nationales. La politique de primes pour les personnels d’appui est ainsi, elle aussi, à l’agenda des prochaines semaines.
On peut commencer à mesurer avec ces quatre exemples, les perspectives ouvertes par ces réformes, et notamment par les nouvelles marges de manoeuvre en matière de gestion de la masse salariale.
Toutefois certaines promesses ne seront donc au rendez-vous que si l’Etat accompagne durablement l’élan que l’UPMC et les autres établissements ont entrepris.
La « tutelle » doit accompagner l’accès aux « responsabilités et compétences élargies » d’autres mesures indispensables, notamment pour simplifier les modalités de ses contrôles a priori, et devrait s’appuyer davantage sur les processus d’amélioration de la gestion que la responsabilisation permet. La simplification administrative est particulièrement urgente dans les laboratoires, qui bénéficient de la croissance des financements sur projet mais qui subissent une gestion très alourdie : l’UPMC participe activement à cet objectif de simplification, en lien étroit avec le ministère et les organismes de recherche.
L’autonomie de gestion ne peut pas non plus régler les difficultés liées aux locaux, l’insuffisance de personnels d’appui dans les laboratoires et le problème du sous-financement des formations. Avec un budget de l’ordre de 5000 euros par étudiant inscrit en licence - grâce à SIFAC, ce coût est de mieux en mieux connu -, l’UPMC est fait de son mieux pour accueillir dans de bonnes conditions les bacheliers, quand les classes préparatoires aux grandes écoles perçoivent 14 000 euros par an par étudiant.
Claude Ronceray,
directeur général de l’administration
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19/06/09







