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Retours d’expérience des services d’urgence après les attentats

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Claire de Thoisy-Méchin
Attachée de presse,
tél. 01 44 27 23 34

courriel : claire.de_thoisy-mechin@upmc.fr

Services d'urgence : mieux se préparer à répondre à la menace terroriste

Un an et demi après les attentats terroristes de Paris et un an après celui de Nice, les médecins qui ont été confrontés à ces événements analysent leur expérience. Issus de l’AP-HP (Samu 75 et Hôpitaux Pitié-Salpêtrière, Necker et HEGP), du Centre hospitalier universitaire de Nice, de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris et du Service de Santé des Armées (Ecole du Val-de-Grâce) et enseignants des Universités Paris Descartes, Pierre et Marie Curie et Nice Sophia Antipolis, ces experts tirent les leçons de ce qui avait été préparé avant les attentats et de ce qui s’est révélé nécessaire pour y faire face. Ils présentent également les mesures à mettre en place pour sauver encore plus de vies. L’adaptabilité des plans, la transposition de techniques de soins militaires dans le contexte civil, les exercices de simulation ainsi qu’une coopération étroite avec les forces de sécurité sont à la base du dispositif qui doit couvrir l’ensemble du territoire français. Cette analyse, co-dirigée par Bruno Riou, doyen de la faculté de médecine Pierre et Marie Curie et chef du service des urgences de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et Pierre Carli, chef du service du SAMU de Paris, est présentée dans un viewpoint publié dans la revue The Lancet mercredi 26 juillet 2017.

La formation des chirurgiens, des anesthésistes, des médecins d’urgence a été renforcée par les équipes militaires pour les préparer à limiter les dégâts tant dans la réanimation, la chirurgie que lors du tri des victimes ou des soins en zone dangereuse. Ces démarches ont notamment abouti à un cours disponible en ligne sur demande pour les équipes via la plateforme du Service de santé des armées français (http://www.dev.gedissa.org). Des facultés ont déjà intégré ce cours et sa généralisation est attendue pour la prochaine année universitaire (2017-2018). Cette formation doit maintenant être élargie aux médecins généralistes, et la réponse médicale aux actes terroristes doit être intégrée à la formation initiale de tous les médecins. Il est aussi nécessaire de compléter la formation des équipes hospitalières sur certains points tels que la prise en charge d’un grand nombre de victimes pédiatriques ou encore la réponse à l’utilisation d’armes chimiques qui peuvent produire de très nombreuses victimes.

Les auteurs insistent dans leur conclusion sur la nécessité d’inscrire cette réponse médicale au terrorisme dans la durée. Son amélioration constante permettra à la fois de sauver des vies et de démontrer la détermination des équipes à faire face à cette agression.

En savoir plus

Le communiqué complet sur le site de l'AP-HPNouvelle fenêtre

The French emergency medical services after the Paris and Nice terrorist attacks : what have we learnt?Nouvelle fenêtre Pierre Carli, François Pons, Jacques Levraut, Bruno Millet, Jean-Pierre Tourtier, Bertrand Ludes, Antoine Lafont, Bruno Riou The Lancet, 26 juillet 2017

Participer à des études sur la prise en charge des victimes d'attentatsNouvelle fenêtre

Enquête de santé publique du CHU de NiceNouvelle fenêtre

 

 



30/08/17