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Nuisances électromagnétiques : de nouveaux matériaux pour quantifier les risques

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Nuisances électromagnétiques : de nouveaux matériaux pour quantifier les risques

Téléphones portables, Wi-Fi, bluetooth, appareils de sécurité ou de radio-identification, instruments de diagnostic médical… notre organisme est chaque jour un peu plus exposé à des ondes électromagnétiques émises par des appareils de communication en tout genre, ce qui pose un véritable problème de santé publique. La quantification de l’exposition aux ondes radiofréquences est définie à l’aide d’une grandeur physique dénommée « débit d’absorption spécifique » (DAS*). Kristell Quéléver, doctorante UPMC au laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris (LCMCP, UPMC/CNRS/Collège de France) a mis au point de nouveaux matériaux (liquides et gels) susceptibles d’être mis à profit pour réaliser des mesures de DAS en accord avec les normes applicables.

 

L’industrie s’est dotée de normes qui recommandent des procédures reproductibles et conservatrices d’évaluation de la conformité aux limites fixée pour le DAS. Avant leur mise sur le marché, les nouveaux téléphones sont ainsi testés sur des fantômes (structures remplies d’un liquide spécifique dont la réactivité aux ondes électromagnétiques est sensiblement similaire à celle du corps et du cerveau humain) dont on mesure notamment l’échauffement. L’évolution technique et le développement de nouveaux appareils nécessite de mettre régulièrement au point des processus et des outils de test innovants à même de valider le respect des normes.

 

Benoit Derat et Stéphane Pannetrat, ont créé en 2010 la société ART-Fi afin qui propose des services en électromagnétisme et des produits innovants de mesure de champs électromagnétiques. Ils ont ensuite signé une convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE) avec le laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris (LCMCP, UPMC/CNRS/Collège de France) et Supélec.

 

Cette collaboration a permis d’aboutir à l’obtention de matériaux innovants simulant les propriétés des tissus biologiques et présentant non seulement des caractéristiques diélectriques clefs dans une large gamme de fréquences, et également des caractéristiques physiques idéales (viscosité, homogénéité, vieillissement…). La finalisation du développement de la technologie, qui a fait l’objet d’une demande de brevet dont les conditions d’exploitation ont été négociées avec Lutech, a été réalisée par ART-Fi.

Pour en savoir plus :

Laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris (LCMCP, UPMC/CNRS/Collège de France)Nouvelle fenêtre

 

Christian Bonhomme, Thibaud Coradin, Olivier Meyer et  Benoit Derat.

 

* La limite maximale autorisée du DAS pour des appareils est fixée en Europe à 2 W/kg par le European Committee for Electrotechnical Standardization et aux États-Unis à 1,6 W/kg par la Federal Communication Commission.

 

La SATT LutechNouvelle fenêtre

 

Le site de ART-FINouvelle fenêtre

 

À lire : « ART-FI : des travaux de thèse jusqu’au marché »Nouvelle fenêtre



16/12/16