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Pascaline Hayoun, lauréate du prix L'Oréal-Unesco 2016, catégorie "Génération Jeunes chercheuses"

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Pascaline Hayoun, lauréate du prix L'Oréal-Unesco 2016, catégorie "Génération Jeunes chercheuses"

Pascaline Hayoun, docteur UPMC-Sorbonne Universités en physique des matériaux a reçu le 12 octobre 2016 un prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science (catégorie "Génération Jeunes Chercheuses"). Elle revient sur son parcours, ses succès et sa passion pour la vulgarisation des sciences.

 

Pouvez-vous décrire votre parcours ?

Pascaline Hayoun. Après l’obtention de mon diplôme d’ingénieur en physique et chimie à l’ESPCI Paris, j’ai poursuivi en master à l’UPMC puis en thèse dans le laboratoire Sciences et Ingénierie de la Matière Molle. Mon sujet, financé par une convention CIFRE avec l’entreprise Saint-Gobain traitait de la mécanique des fluides dans les tubes de diamètre intermédiaire (inférieur à la taille d’un doigt). La problématique de ce sujet est la contamination des tubes en plastique si le flux qui les parcourt est rapide. Les applications sont nombreuses : des tubes de la machine à café aux tubes pour les perfusions… Quand les liquides sont complexes, s’ils sont rapidement écoulés, ils laissent des gouttes qui contaminent la paroi des tubes d’où les arrière-goûts possibles dans le café par exemple. Ou pire le risque de contamination dans les hôpitaux si les tubes sont réutilisés, notamment dans le tiers monde. Pour juguler les problèmes de ce type, j’ai développé un tube qui s’auto-nettoie et qui fait actuellement l’objet d’un dépôt de brevet international.

 

Que représente le prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et les sciences pour vous ?

P. H. C’est la reconnaissance extérieure à mon laboratoire de tout mon travail. C’est le moyen de montrer que ce travail intéresse d’autres personnes. Je suis fière de recevoir ce prix d’autant plus qu’il y a peu d’élues. Entre les doctorantes et les post-docs, 30 seulement sont sélectionnées par la Fondation L’Oréal. C’est un véritable tremplin pour les jeunes chercheuses. Ce prix me permettra de compléter mon équipement scientifique et audiovisuel afin de vulgariser les sujets qui me sont chers au moyen d’expériences visuelles diffusées sur ma chaîne YouTube. Il est important pour moi de transmettre mes connaissances au grand public et de m’engager auprès des jeunes et notamment des jeunes filles pour les convaincre de poursuivre des études en sciences. Susciter des vocations en quelque sorte... La Fondation L’Oréal, en récompensant des femmes avec ces prix, a pour objectif de les valoriser car en sciences elles ne représentent que 30% des chercheurs dans le monde.

 

Vous avez soutenu votre thèse en septembre 2016, comment envisagez-vous le futur ?

P. H. J’ai été recrutée chez Saint-Gobain à l’issue de ma thèse. Je suis ingénieur de recherche et je vais travailler sur les mousses polymères utilisées dans le bâtiment pour l’isolation thermique et acoustique. L’occasion de mettre à profit toutes mes compétences techniques acquises durant ma thèse et au cours de ma formation. Je pars dans quelques jours m’installer à côté de Philadelphie et occuper un poste en recherche industrielle dans un contexte multiculturel, chez Saint-Gobain Certain Teed.

Pour savoir plus :

Le site du collège doctoral Sorbonne UniversitésNouvelle fenêtre

 

Le prix "Génération Jeunes Chercheuses"Nouvelle fenêtre



13/10/16