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Dominique Bockelée-Morvan, David Quéré, Alessandra Ravasio et Lydie Staron, récompensés par le CNRS

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Dominique Bockelée-Morvan, David Quéré, Alessandra Ravasio et Lydie Staron, récompensés par le CNRS

La Médaille d'argent du CNRS distingue un chercheur pour l'originalité, la qualité et l'importance de ses travaux, reconnus sur le plan national et international.

 

La Médaille de bronze récompense le premier travail d'un chercheur, qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. Cette récompense représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.

 

Médailles d'argent 2014 du CNRS

 

Dominique Bockelée-Morvan. D. R.

Astrophysicienne, Dominique Bockelée-Morvan est spécialiste des comètes de notre système solaire. Ses observations sur les atmosphères cométaires en ondes radio et infrarouge ont permis de progresser spectaculairement dans la compréhension de la physico-chimie de ces objets. Elle a, par exemple, identifié plus d’une vingtaine de molécules libérées par les glaces des noyaux cométaires, soit la plupart des molécules identifiées à ce jour. Plus globalement, elle a totalement renouvelé la recherche sur ces corps, longtemps considérés comme anecdotiques, démontrant leur importance fondamentale pour la compréhension de l’histoire du système solaire, de l’origine de l’eau sur Terre, et de l’apparition de la vie. La démarche scientifique de Dominique Bockelée-Morvan s’appuie également sur les développements instrumentaux auxquels elle participe activement. Elle est co-investigatrice des instruments MIRO et VIRTIS de la sonde spatiale Rosetta, qui va étudier à faible distance la comète Tchourioumov-Guérassimenko pendant plus d’un an et y déposer l’atterrisseur Philae.

 

Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (LESIA, CNRS/Observatoire de Paris/UPMC/Université Paris DiderotNouvelle fenêtre

David Quéré. D. R.

L’effet lotus, de son nom scientifique super-hydrophobie, est la capacité d’une surface à repousser l’eau. Cette propriété, liée à la présence, sur la surface, de microreliefs hydrophobes, est étroitement attachée dans le milieu scientifique au nom de David Quéré, qui en est l’un des spécialistes mondiaux. Au sein de son équipe, il a obtenu des résultats remarquables en imitant cet effet à l’aide de surfaces micro-fabriquées ou encore avec une goutte en évaporation rapide. Sur ces systèmes, le physico-chimiste a disséqué les effets hydrodynamiques – viscosité et inertie – et les effets capillaires, suscitant un grand intérêt à la fois de la communauté scientifique et des industriels. Les applications potentielles de ses recherches, nombreuses, concernent la fabrication de matériaux autonettoyants et antiadhésifs, de traitements antisalissures, de vêtements déperlants… À la fois originaux et élégants, les travaux de David Quéré ont fait naître, en France comme à l’étranger, une véritable école de pensée en hydrodynamique.

 

Laboratoire Physique et mécanique des milieux hétérogènes (PMMH, CNRS/ESPCI ParisTech/UPMC/Université Paris Diderot) Nouvelle fenêtre

Source CNRSNouvelle fenêtre.

 

Médailles de bronze 2014 du CNRS

 

Alessandra Ravasio. D. R.

Pour explorer le cœur des étoiles, planètes et galaxies, Alessandra Ravasio utilise, non pas un télescope mais… des lasers. Avec de complexes dispositifs expérimentaux, cette jeune chercheuse du Laboratoire pour l’utilisation des lasers intenses à Palaiseau recrée en laboratoire les conditions astrophysiques, pour sonder les mystères des plasmas, des champs magnétiques et des solides chauds. Alessandra Ravasio démarre brillamment sa carrière en obtenant en 2007 le Prix de thèse de l’École polytechnique et en 2008 le prix « plasmas » de la Société française de physique. Recrutée ensuite au CNRS, elle s’intéresse à la matière à très haute température et très haute pression, et participe au développement de techniques expérimentales innovantes. Dans le cadre de collaborations nationales et internationales, elle étudie de nombreux phénomènes : jets de plasma, chocs radiatifs et chocs d’accrétion dans les variables cataclysmiques magnétiques. Un travail particulièrement remarquable auquel elle a participé a permis de démontrer expérimentalement l’un des mécanismes avancés pour expliquer la génération du champ magnétique au sein des proto-galaxies.

 

Laboratoire pour l’utilisation des lasers intenses (LULI, CNRS/École polytechnique/CEA/UPMC) Nouvelle fenêtre

Lydie Staron. D. R.

La décharge d’un silo à grains, un glissement de terrain, une avalanche ou l’écoulement dans un sablier sont autant d’objets d’étude pour Lydie Staron : les travaux de cette chercheuse portent sur la physique de la matière granulaire et plus précisément sur le comportement et la modélisation des écoulements de milieux granulaires. Après un doctorat obtenu en 2002 à l’Institut de physique du Globe, la chercheuse entre au CNRS en 2006, à l’Institut Jean le Rond d’Alembert. Là, elle développe des approches numériques originales et des expériences en laboratoire afin d’étudier la déstabilisation des pentes granulaires. Ses travaux se situent aussi bien dans des contextes naturels qu’industriels, et ont notamment des applications importantes en géophysique. Si Lydie Staron travaille en étroite collaboration avec les chercheurs de son laboratoire, elle développe aussi ses propres modèles, signant plusieurs publications en seul auteur. Actuellement détachée pour deux ans au groupe de volcanologie de l’École des sciences de la Terre de l’université de Bristol, en Angleterre, elle reste très liée à son équipe de l’Institut d’Alembert.

 

Institut Jean le Rond d’Alembert (CNRS/UPMC/Ministère de la Culture et de la Communication) Nouvelle fenêtre

Source CNRS.Nouvelle fenêtre

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24/09/14