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Sylvia Serfaty, lauréate du prix Henri Poincaré 2012

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Sylvia Serfaty, lauréate du prix Henri Poincaré 2012

Sylvia Serfaty, professeur de mathématiques à l’UPMC depuis 2007, a reçu le prix Henri Poincaré lors du 17e Congrès International de Physique Mathématique le 6 août 2012 à Aalborg au Danemark. Le prix est décerné tous les trois ans à des scientifiques éminents pour l’ensemble de leurs travaux en physique mathématique ainsi qu’à de jeunes scientifiques ayant déjà apporté des contributions exceptionnelles dans la discipline. C’est la première fois qu’il est attribué à deux jeunes chercheuses françaises, la seconde lauréate étant Nalini Anantharaman, docteur de l’UPMC et  enseignante à l’université Paris-Sud. Freeman Dyson (Institute for Advanced Study) et Barry Simon (Caltech) ont également reçu le prix.

 

Une spécialiste de la physique mathématique

 

Sylvia Serfaty, lauréate 2012 du prix Henri Poincaré, est membre du laboratoire Jacques-Louis LionsNouvelle fenêtre et enseigne les mathématiques appliquées et l’application des mathématiques à l’UPMC depuis 2007. Spécialiste des mathématiques à l’interface avec la physique, son travail consiste à analyser grâce aux mathématiques les modélisations et équations posées par les physiciens. Avec un certain recul, la mathématicienne dégage alors des structures mathématiques se retrouvant dans un phénomène physique, apportant un autre point de vue aux études des physiciens.  En explorant les mathématiques de la supraconductivité, la jeune femme a créé des connexions avec d’autres domaines comme la mécanique statistique des gaz de Coulomb ou encore des systèmes de particules en interaction et les matrices aléatoires. Spécialiste de la supraconductivité, Sylvia Serfaty travaille sur l’équation de Ginzburg-Landau depuis une quinzaine d’années.

Un parcours enrichissant dans le monde entier

 

Cette passion des mathématiques est née au lycée vers l’âge de 15 ans. Amusée par la résolution de problèmes, c’est à ce moment que l’idée de faire de la recherche germe dans son esprit. Séduite par « l’esthétique de la matière mais aussi par la construction de systèmes cohérents et justifiés », elle intègre l’ENS Paris et obtient son magistère (licence et master 1) de mathématiques en 1995. Après un DEA (master 2) à l’université Paris-Sud, Sylvia Serfaty entame une thèse en 1996 une thèse sur l’équation de Ginzburg-Landau de la supraconductivité. Son doctorat en poche, la jeune femme intègre le CNRS en tant que chargée de recherche. Elle obtient par la suite une habilitation à diriger des recherches à l’UPMC. La jeune femme commence à enseigner dès 1998 : l’idée de transmettre le flambeau à de jeunes étudiants un peu avancés plaît beaucoup à la mathématicienne, pour qui  le contact entre les jeunes et les  enseignants actifs en recherche est essentiel, « cela permet de rendre l’enseignement plus vivant ! ». Pendant six ans, Sylvia Serfaty travaille et enseigne au Courant Institute of Mathematical Sciences, le département de mathématiques de l’université de New York aux États-Unis. Aujourd’hui, la jeune femme continue à se rendre deux mois par an à New York pour y donner des cours.

Entre les cours et le laboratoire, la mathématicienne a des journées bien chargées : rédaction et publication d’articles, travail éditorial de recherche de referees ou encore de discussions avec ses collaborateurs. Sylvia Serfaty a déjà publié près de 40 articles et a également co-écrit un livre avec Étienne Sandier, « Vortices in the Magnetic Ginzburg-Landau Model » (éd. Birkhäuser, 2006). La jeune femme  aime préparer ses cours avec soin et prend également du temps pour encadrer des doctorants et post-doctorants. Voyageant souvent à l’étranger pour donner ou assister des à conférences, la mathématicienne « court toujours après le temps ! »

Malgré une forte présence masculine dans le domaine des mathématiques, être une femme n’a jamais posé de problèmes à Sylvia Serfaty. Mais elle reconnaît que certains domaines sont plus accueillants que d’autres : « S’il y avait plus de femmes dans le milieu, le travail n’en serait que plus agréable et peut-être moins compétitif ».

Une agréable reconnaissance des pairs

 

Lauréate de nombreuses récompenses, Sylvia Serfaty a notamment reçu le prix de la Société Européenne des Mathématiques en 2004 ainsi que le European Young Investigator Award en 2007. Parmi les autres reconnaissances de ses pairs, Sylvia Serfaty a été invitée au Congrès International des Mathématiciens en 2006 et conférencière plénière lors du Congrès International des Mathématiques physiques en 2009 et du Congrès Européen des Mathématiques en 2012. Aussi ravie qu’honorée  d’y côtoyer des confrères du monde entier, les congrès et conférences sont l’occasion pour Sylvia Serfaty d’écouter, de s’informer sur les dernières expériences des meilleurs représentants de leur discipline.

Également passionnée par la musique, la jeune femme retrouve dans le piano et la musique classique de nombreux points communs avec les mathématiques Nouvelle fenêtre: rigueur, persévérance et sens du détail. Très demandée dans le monde pour donner des cours, la jeune mathématicienne doit faire des choix. L'année prochaine, elle sera à Zürich pour trois mois. « Tout est une question d’équilibre ! »

 

Lire le communiqué de presse du CNRSNouvelle fenêtre

 



15/01/13