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Mai Thanh Dinh, bourse l'Oréal-Unesco

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Mai Thanh Dinh, lauréate d'une bourse l'Oréal-Unesco

A 36 ans, Mai Thanh Dinh, docteur UPMC et professeur à l’Institut de Technologie Tropicale de Hanoï (organisme dépendant du Centre national de la science et de la technologie au Viêt-Nam, CNST), est à ce jour la plus jeune professeur de l’Académie des Sciences et technologies du Viêt-Nam. Fin 2010, elle a reçu une bourse l'Oréal - Unesco, catégorie « pays émergents » pour son projet de dépollution des eaux usées industrielles, problème majeur au Viêt-Nam comme dans beaucoup de pays d’Asie du Sud-Est. Chaque année, des bourses l’Oréal - Unesco sont allouées à de jeunes chercheuses, jouant un rôle primordial en faveur du développement de leur pays et permettant de promouvoir l’activité scientifique des femmes.

 

Tout commence lorsque Mai Thanh Dinh reçoit une bourse de l’ambassade de France à Hanoï afin d’aller effectuer son doctorat en France. Sa thèse, dirigée par Didier Devilliers, au sein du laboratoire Liquides ioniques et interfaces chargées (LI2C) de l’UPMC, porte sur l’étude des propriétés électrochimiques d’anodes dimensionnellement stables adaptées à la dépollution des eaux, préparées par électrodéposition de dioxyde de plomb sur un substrat à base de titane.
Sa soutenance de thèse a lieu en juillet 2003, à Paris. A l’époque, son jury de thèse est composé, entre autres, du directeur général du CNST (équivalent du CNRS français), le professeur Dang Vu Minh, qui a fait le déplacement depuis Hanoï. C’est dire si son sujet de thèse est considéré comme de la plus haute importance pour son pays !

 

Depuis, Mai Thanh a progressé dans ses recherches afin d’adapter son projet aux contraintes économiques du Viêt-Nam. Elle a remplacé le substrat original en titane par de l’acier inoxydable et travaille également sur un revêtement catalytique plus sophistiqué que celui présenté lors de sa thèse, composé d’oxyde de plomb et de nanoparticules d’oxyde de titane. De nombreuses manipulations sont encore nécessaires avant que son innovation ne soit mise en application, mais la bourse obtenue devrait permettre d’accélérer les choses. Dans quelques années, la destruction par électrolyse des produits organiques toxiques contenus dans les effluents des industries papetières devrait permettre une dépollution des eaux beaucoup plus efficace qu’à l’heure actuelle, grâce au procédé mis en place par Mai Thanh.

 

Dans l’avenir, Mai Thanh aimerait développer de nouveaux matériaux, à base de titane, destinés à des applications médicales. Concrètement, l’innovation réside dans des prothèses recouvertes de matériaux biocompatibles avec les tissus et les muscles, comme par exemple, le nitrure de titane. Cela permettrait de diminuer les taux de rejet lors de la mise en place de prothèses et d’améliorer la résistance à la corrosion de ces dernières.
Avec ce projet, elle espère qu’on lui décernera un second prix pour les femmes scientifiques, international cette fois-ci !

 

Mai Thanh Dinh était présente le 24 février 2011 à l’UPMC, à l’occasion de l’inauguration des trois expositions organisées par l’UFR de Chimie dans le cadre de l’année internationale de la Chimie 2011 et du centenaire du Prix Nobel de Chimie de Marie Curie. Quel symbole, en ce jour où nous fêtions les femmes de Science et l’exceptionnel parcours de Marie Curie !