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Michel Capderou, auteur en orbite

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Michel Capderou, auteur en orbite de « Satellites : de Kepler au GPS »

Michel Capderou est maître de conférence à l’UPMC depuis 1989 et chercheur au sein du laboratoire de météorologie dynamiqueNouvelle fenêtre (LMD). Après avoir travaillé de nombreuses années comme enseignant-chercheur à l'Université d'Alger (Algérie) sur un projet de village solaire, le chercheur s’attèle aujourd’hui au bilan radiatif de la Terre dans le cadre des missions spatiales, dont les instruments de bord sont conçus à l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL). Michel Capderou travaille également avec la mission franco-indienne Megha-Tropiques, qui analyse le rôle de l’eau dans les climats tropicaux, sur la stratégie orbitale et le suivi de la mission du satellite lancé le 12 octobre 2011.

 

Que découvre le lecteur dans le livre ?

 

L’ambition de cet ouvrage est d'être à la fois un document de cours et un livre qui  présente l'histoire de la mécanique céleste, depuis Kepler, jusqu'à la conquête spatiale, avec le succès du GPS.
Le lecteur découvre les équations et les démonstrations classiques de la mécanique spatiale, les théories plus récentes sur l'orbite des satellites mais aussi l'histoire de l'astronomie et celle des missions spatiales. Le tout illustré abondamment, grâce à IXION, logiciel original d'orbitographie. Il s'adresse avant tout aux étudiants (ciblé Master), aux chercheurs et aux ingénieurs du spatial. Il peut également intéresser les curieux et les professionnels qui sont plus ou moins proche de ce domaine : les géographes qui utilisent la télédétection, les géodésiens qui utilisent de plus en plus les satellites, les astronomes, les planétologues, etc.

 

Que nous apporte les satellites aujourd’hui ? Que  nous apporteront-ils demain ?

 

Les satellites sont devenus indispensables. Une partie de leur apport est très tangible : les images des bulletins météorologiques fournies par Meteosat, la navigation où que l’on soit sur Terre grâce au GPS, la télévision, les communications téléphoniques ou Internet. Une autre partie est moins visible mais aussi importante : la télédétection, les images radar, l’étude du géoïde terrestre, l’astronomie, la physique fondamentale, etc.
Demain, les satellites affineront leurs performances avec des débits plus élevés et des images plus précises.

 

Vous vous appuyez sur des exemples concrets grâce aux résultats obtenus par le logiciel IXION que vous avez développé : pouvez-vous nous parler de ce logiciel, de son développement et de son utilisation aujourd’hui ?

 

J'ai créé et développé le logiciel IXION avec deux objectifs :
- avoir un outil qui permette de maîtriser la connaissance des orbites de satellites dans le but de préparer les missions spatiales, au niveau de mon laboratoire, le LMD, et des laboratoires de l’IPSL.  Le CNES, l'ESA ou la NASA s'occupant parfaitement de l'orbite des satellites une fois que le projet est finalisé. Pour tâtonner, essayer, réessayer, se tromper, recommencer, il fallait manipuler soi-même un logiciel d'orbitographie sans faire appel aux agences spatiales.
- avoir un outil pédagogique, qui m'aide dans mes cours et me permette de réaliser des livres. Le fait d'avoir écrit ce logiciel de A à Z, de le faire évoluer et de l'adapter à diverses demandes, a été d'un grand intérêt pour moi.

L'utilisation d'IXION, écrit en Fortran, sous Linux, a permis de vérifier la précision de ses résultats avec les satellites existants.
Avec Karim Ramage, informaticien à l'IPSL, nous avons mis une partie d'IXION en ligne sur le Web, en utilisation libre pour consulter les satellites existants. La partie recherche du logiciel, permettant de modifier des paramètres, n’est accessible pour les chercheurs qu’après demande auprès du LMD.


 



31/01/13