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Passage à l’heure d’été : pas de chance si vous êtes du soir

C’est le même rituel depuis près de 40 ans. Deux fois par an, il faut changer d’heure. Que nous dormions une heure de plus ou une heure de moins, nombre d’entre nous connaitrons des moments difficiles les jours suivant ces petits décalages. Isabelle Arnulf, chercheur neurologue au service des pathologies du sommeil de la Pitié-Salpêtrière désigne le coupable : notre horloge biologique interne.

Bien au chaud dans l’hypothalamus, l’horloge biologique interne émet les signaux déterminant le besoin d’aller se coucher le soir et de se réveiller le matin. « Pour les personnes dites du soir, elle tourne plus lentement que la Terre et il lui faut 24 heures et 12 minutes pour faire un tour au lieu de 24 heures (un décalage compensé par le soleil et les habitudes de vie). Elles auront donc plus de facilités à se coucher tard », explique Isabelle Arnulf.

Si, comme la majorité de la population, vous êtes du soir, attention au lever dimanche matin. En remontant votre pendule d’une heure, votre heure interne et l’heure externe se décaleront, vous n’aurez plus faim au bon moment, un léger manque de sommeil se fera ressentir et vous serez moins performants en journée. Certes, vous aurez envie de vous coucher plus tôt, mais il faudra compter deux jours pour que tout rentre dans l’ordre. « Pour beaucoup de gens, ce sera comme s’il manquait un quart d’heure de cuisson ! », commente la neurologue. « Cela fait 20 ans que je vais travailler en métro. Le seul jour de l’année où je rate ma correspondance, c'est lors du passage à l’heure d’été. Je ne peux pas me passer de mon quart d’heure ! ».

Aucun problème en revanche si vous êtes du matin. « Chez [vous], l’horloge biologique tourne plus vite, donc pas besoin de réveil pour émerger ». C’est plutôt en septembre, lors du passage à l’heure d’hiver, alors qu’il est possible de rester une heure de plus sous la couette, que vous subirez le changement de rythme. « Le cerveau reste quand même très rapidement adaptable à un jet lag d'une heure. Rien à voir avec les décalages de 6 à 12 h d’un voyage », conclut Isabelle Arnulf.



28/03/14