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Prévenir les effets de la pollution sur la santé

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Vie et santé

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Prévenir des effets de la pollution sur la santé

L’hyper réactivité bronchique est fréquente en période de pollution atmosphérique. Encombrement des voies respiratoires, inflammation… elle gêne la ventilation et devient particulièrement nuisible pour des sujets atteints d’affections respiratoires graves. Annick Clement est chef du service pneumologie pédiatrique de l’hôpital Trousseau. La chaire Mobilité et qualité de vie en milieu urbain est pour elle un vecteur efficace de prévention face aux effets de la pollution atmosphérique et sonore sur la santé.

Comment votre équipe intervient-elle au sein de la chaire ?

Nous avons essentiellement vocation à documenter sur les effets de la pollution sur la santé de populations ciblées : les enfants atteints de maladies respiratoires chroniques pour ce qui nous concerne, et les personnes présentant une hyper réactivité bronchique induite par divers polluants ou allergènes pour l’équipe de recherche sur l’épidémiologie des maladies allergiques respiratoires (EPAR, Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique, Inserm/UPMC) dirigée par Isabella Annesi-Maesano. Cette hyper réactivité des bronches est le dénominateur commun à nos deux équipes. Notre collaboration permettra de fournir des mesures (exposition à la pollution, santé respiratoire) et des analyses plus précises que celles disponibles actuellement.

Comment allez-vous collecter les données dont vous aurez besoin ?

Des dispositifs à domicile et des bracelets électroniques capteront les paramètres biologiques et environnementaux d’un panel de bénévoles représentatif de la population générale. C’est le premier niveau de recueil de données. Le second, plus fin, concerne les malades que nous suivons via des cohortes du centre de référence des maladies respiratoires créé il y a six ans par le ministère des Affaires sociales et de la Santé. Eux aussi seront équipés pour mesurer leur exposition et les variations de leur état de santé. Les données recueillies permettront de sélectionner des sous-groupes de personnes pour affiner notre degré d’analyse sur les effets de la pollution.

Que vous apporte la chaire dans cette démarche ?

Une dynamique géniale ! Des scientifiques de tous bords qui se retrouvent sur les méthodes et les outils de mesure à mettre au point, mais aussi sur la pertinence des résultats pour développer ensemble des questionnaires adaptés à la qualité de vie en milieu urbain… c’est passionnant ! Et puis tout est lié, même quand il s’agit de bruit. Les nuisances sonores ont par exemple une influence sur la ventilation puisqu’elle est contrôlée par le cerveau. Acousticiens, chimiste, médecins… tous ont un rôle à jouer. La chaire réunit, pose des problématiques et appelle à de nouveaux résultats. Elle sera certainement à l’origine de recherches plus larges et inclura une dynamique de formation.

A quelles fins ces travaux pourront-ils être utilisés ?

Nous sommes très sollicités, notamment par les campagnes de prise en charge et de prévention des maladies que nous étudions (asthme, mucoviscidose, broncho-pneumopathie-chronique-obstructive…). Les élections municipales et les alertes aux particules fines du mois de mars 2014 ont par ailleurs ravivé l’intérêt de la classe politique pour nos travaux en vue de sensibiliser la population aux effets de la pollution. Par exemple, éviter les efforts respiratoires aux élèves des écoles jouxtant le périphérique les jours de pic de pollution peut paraitre évident, mais cette recommandation est rarement appliquée. Nous espérons donc, avec les données que nous analyserons et diffuserons grâce à la chaire, peser efficacement sur la prévention des effets nocifs des nuisances chimiques et sonores sur la santé des populations vulnérables.

Pour aller plus loin :

Une chaire d'excellence pour la qualité de vie des citadins

Chaire mobilité et qualité de vie en milieu urbain : la force de l'interdisciplinarité

Décortiquer l'atmosphère des villes

Une autre façon d'aborder le son de la ville

 

Crédit photo : PhotoAlto-VENTURA Ale



10/04/14