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Décortiquer l'atmosphère des villes

Les polluants présents dans l’atmosphère des villes sont très hétérogènes et leur répartition dans l’espace et le temps mal connue. Sébastien Payan, chercheur au laboratoire atmosphère, milieux, observations spatiales (CNRS/UVSQ/UPMC/IPSL), apporte une méthode de mesure innovante à la chaire Mobilité et qualité de vie en milieu urbain. Il pourra notamment s’appuyer sur le dirigeable d’un projet partenaire. Son but, mieux déterminer les sources de la pollution atmosphérique urbaine et l’exposition des riverains à ces polluants au quotidien.

En quoi les nouvelles mesures que vous proposez se distinguent-elles ?

Il existe effectivement un réseau Airparif assez dense, des mesures par satellite ou des campagnes ponctuelles sur des édifices élevés comme la Tour Eiffel. Ces relevés sont donc effectués soit très localement - par exemple dans la rue - soit à une échelle beaucoup plus globale. Notre idée est de faire le lien entre ces deux niveaux de mesure en proposant un échantillonnage vertical plus fin, via des instruments et un modèle spécifiques. Par exemple, les pics de pollution de mars 2014 ont soulevé de nombreuses questions sur la provenance des particules. Agriculture, industrie des pays voisins… Tous ces points auraient pu être clarifiés grâce aux relevés que nous proposons. En d’autres termes, il s’agit d’aller plus loin que l’existant !

Quels sont les objectifs de votre démarche ?

A terme, améliorer la qualité de l’air. Nous envisageons de créer des observatoires pérennes de mesure, capables de reconnaitre un certain nombre de polluants et d’en identifier les sources. Mieux encore, les instruments de pointe que nous élaborons pourront faire l’objet d’un transfert de technologie auprès des industriels. On peut alors imaginer des observatoires participatifs où des individus, équipés de capteurs de la taille d’un stylo, délivreraient des informations en temps réel sur les particules, l’ozone, etc. Dans le cadre de la chaire, notre modèle aidera à cerner les effets de de différentes sources dont les véhicules sur la pollution atmosphérique des villes et la qualité de vie des citadins. Il dépassera cependant largement ce périmètre et pourra servir à tester différents scénarii quant à l’influence de l’agriculture, des feux de cheminée, et bien d’autres encore, sur la qualité de l’air.

De quels moyens particuliers disposerez-vous pour mener vos travaux ?

Les chercheurs du volet santé vont recruter des malades et des sujets sains que nous équiperons de capteurs portatifs étalonnés grâce à nos instruments de référence. Par ailleurs, en plus des capteurs que nous allons disposer en ville, nous pourrons nous appuyer sur le dirigeable d’un projet partenaire, Eurosentinelle. Cette année, nous avons la chance d’y embarquer deux instruments ; l’un pour analyser l’ozone, l’autre pour caractériser les particules atmosphériques en fonction de leur taille et de leur nature. La rencontre avec Eurosentinelle est une aubaine. D’une part car c’est un outil parfaitement adapté au survol des villes mais aussi parce qu’il traversera des zones d’activités variées (terres agricoles, industries, forêts, routes…) et nous donnera accès à une multitude d’émissions. La prochaine étape consistera donc à agrandir notre parc d’instruments pour mesurer d’autres molécules et aller plus loin dans notre compréhension de la chimie au-dessus des villes.

Pour aller plus loin :

Une chaire d'excellence pour la qualité de vie des citadins

Chaire mobilité et qualité de vie en milieu urbain : la force de l'interdisciplinarité

Prévenir des effets de la pollution sur la santé

Une autre façon d'aborder le son de la ville

 

Crédit photo : Paris depuis la tour Zamansky le 13/03/2014. Pierre Kitmacher - UPMC 2014



10/04/14