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Paris brume-t-il

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Paris brume-t-il ?

L’organisme de surveillance de la qualité de l’air Airparif annonce un pic de pollution de pollution aux particules fines pour la journée du 14 mars 2017. À quoi est-il dû ? Comment se forme-t-il ? Sébastien Payan, enseignant-chercheur au laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS : UPMC/CNRS/UVSQ), apporte son éclairage.

 

À la différence du pic de pollution à l’ozone qu’a connu la capitale cet été, le « smog » (brume brunâtre épaisse) actuellement observé en Île-de-France est dû à l’accumulation de particules fines. « Ce sont des aérosols, des particules en suspension dans l’air », explique Sébastien Payan. « En ville elles sont principalement produites par la combustion créée par les véhicules. Le chauffage au bois, certaines installations industrielles, ou encore l’épandage d’engrais ont aussi un rôle important dans ce phénomène. » La recrudescence de ces émissions, combinée aux conditions anticycloniques, favorisent l’accumulation des particules fines. Elles se concentrent dans une mince couche d’air stagnant au-dessus du sol. « Une perturbation, des pluies ou du vent, permettraient de revenir à la normale en dispersant cette couche d’aérosols. Les particules se mélangeraient de nouveaux à l’air, ou seraient lessivées par la pluie. » Le froid actuel entraine également une émission plus importante que d’habitude de particules liées au chauffage au bois. La production de polluants est plus condensée, donc plus visible et nuisible pour la santé. « Les particules fines peuvent en effet créer de graves problèmes respiratoires en se nichant profondément dans les alvéoles pulmonaires. » Les mesures d’urgence prises par la préfecture de police doivent permettre de temporairement limiter la combustion en réduisant de 50% la circulation. « Cela étant, seuls 5% des véhicules les plus polluants représentent à eux seuls 20% de la pollution automobile. Il faudrait aussi pouvoir qualifier le type de véhicules » précise le chercheur.

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14/03/17