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Aymeric Spiga, lauréat 2009 de la fondation EADS

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  • 700 thèses soutenues chaque année

Aymeric Spiga, lauréat de la meilleure thèse de la Fondation EADS

Aymeric Spiga

Aymeric Spiga est le lauréat 2009 du prix de la meilleure thèse dans la catégorie « Sciences de la Terre et de l'Univers, Espace » de la Fondation EADSNouvelle fenêtre. Il a soutenu sa thèse sur l'atmosphère martienne au laboratoire de météorologie dynamique (LMD), sous la direction de François Forget, chercheur dans ce même laboratoire.

 

Ingénieur de l’Ecole Polytechnique et des Ponts et Chaussées, Aymeric Spiga a effectué entre 2005 et 2008 un doctorat à l’UPMC au sein du LMD. Sa thèse portait alors sur la dynamique méso-échelle de l’atmosphère martienne : développement d’un modèle météorologique et analyse des observations du spectro-imageur OMEGA à bord du satellite Mars ExpressNouvelle fenêtre.

 

Que symbolise ce prix pour vous ?

Je suis très touché et très honoré que la fondation EADS m'ait sélectionné et je ne peux que louer l'intérêt porté par les entreprises à la recherche fondamentale et appliquée. J'ai toujours considéré mes diplômes comme un tremplin plutôt qu'une fin en soi. Il en va de même pour ce prix. Il me fait extrêmement plaisir et constitue une reconnaissance de mes travaux de thèse en physique de l'atmosphère. En même temps, je le perçois comme un encouragement à continuer à travailler avec rigueur et enthousiasme pour participer à la construction, brique par brique, du savoir dans un domaine très international et en plein essor : la planétologie. De fait, le prix récompense les excellentes conditions de travail qui m'ont été données au LMD, à l'Institut Pierre Simon LaplaceNouvelle fenêtre et à l'Ecole doctorale des sciences de l'environnement d'Ile-de-France de l'UPMC, ainsi qu'au sein de l'équipe OMEGA / Mars Express. Mon entourage proche a également accueilli la nouvelle avec beaucoup de joie, ce qui est une juste récompense de leur soutien quotidien. J'ai la pensée la plus émue pour mon père à qui ce prix est dédié.

 

Vous êtes aujourd’hui en post-doc au sein du département de physique et d’astronomie de l’Open UniversityNouvelle fenêtre en Angleterre. Sur quoi portent vos recherches ?

Je prolonge actuellement les travaux entamés pendant ma thèse sur l'analyse de la météorologie martienne aux fines échelles. L'Open University est une jeune université dynamique en plein développement où je profite d'une grande expertise sur les études martiennes et noue des collaborations utiles pour mes recherches. J'interagis également avec des collègues de l'université d'Oxford. Ma thèse consistait en une exploration de nouvelles mesures par télédétection et techniques de modélisation. Une fois les fondations construites, l'idée était de ne pas s'arrêter au milieu du gué et d'appliquer notamment le nouveau modèle météorologique « méso-échelle » à l'étude de phénomènes martiens remarquables qu'il est impossible de reproduire avec les modèles de climat global. Examiner Mars à la loupe révèle quantité de surprises : ascendances turbulentes hautes comme l'Everest, tempêtes de poussière explosives, nuages de glace de CO2 aux mécanismes de formation exotiques, ondes de gravité d'amplitude considérable ! L'idée est d'éclairer les processus atmosphériques expliquant les observations des missions martiennes et, s'il y a lieu, de comparer les phénomènes sur la planète rouge avec les phénomènes terrestres. Ces recherches fondamentales, basées en partie sur les données de missions, servent en retour à préparer les prochaines. Je travaille notamment en lien avec les agences spatiales sur l'évaluation des risques atmosphériques potentiels lors de l'amarsissage des futures sondes.

 

Quels sont vos projets après votre post-doc ?

Mon post-doctorat se termine au printemps 2010. Ensuite, je discute avec des collègues espagnols de l'Instituto de Astrofisica de AndaluciaNouvelle fenêtre (Grenade) pour une visite scientifique de deux mois ayant pour thème les ondes de gravité dans la haute atmosphère martienne. J'ai aussi pour projet cet été de participer à une campagne de mesure dans le désert du Nevada de dust devils, fines tornades de poussières rencontrées également à la surface de Mars. En parallèle, je poursuivrai des projets de modélisation météorologique martienne avec François Forget et d'autres collègues français, anglais et américains. J'ai la volonté de revenir en France pour travailler au CNRSNouvelle fenêtre ou dans une université sur un projet de recherche axé à la fois sur Mars et sur la dynamique atmosphérique d'autres environnements comme Vénus ou les planètes géantes. M'assurer un emploi stable me préoccupe, mais je m'efforce de me projeter plus loin. Mon rêve serait de participer activement à une mission spatiale vers Mars ou une autre planète du système solaire !

 

Antoine Ora

Antoine Ora - 14/10/09