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Morgane Riou, doctorante UPMC, créatrice de futurs

À l'occasion de la journée des droits des femmes, l'UPMC met à l'honneur 11 scientifiques.

 

« En recherche, chaque jour est différent et apporte son lot de surprises et d'émerveillement. L'ennui et la routine, cela n'existe pas ! »

 

Morgane Riou a toujours su qu’elle voulait faire de la recherche scientifique. Après trois années de classes préparatoires, elle intègre l’École Polytechnique et s’oriente vers la biologie, et plus particulièrement les neurosciences. Son master en biologie intégrative et physiologie à l’UPMC en poche, cette sportive confirmée en athlétisme débute une thèse à l’Institut de biologie de l’Ecole normale supérieure d’Ulm sur les études structure-fonction de récepteurs du système nerveux central. Aujourd’hui ingénieur de l’armement en 3e année, Morgane Riou s’oriente vers une carrière atypique dans le domaine militaire. Son parcours, associant chimie et biologie, ses deux matières de prédilection, lui a permis de développer certaines qualités comme la persévérance, la détermination et l’imagination.

«  Il ne faut pas se mettre de barrière et d’autocensure pour les carrières scientifiques, notamment pour les jeunes femmes. Ces domaines, en perpétuelle évolution, suscitent curiosité et enthousiasme »

Karine Clément

« Être une femme en médecine et recherche n’est pas un frein jusqu’à un certain stade, la valorisation des carrières et la progression vers des postes à haute responsabilité concernent autant les hommes que les femmes, mais ces dernières y accèdent plus difficilement. » 

 

Directrice de l’Institut hospitalo-universitaire ICAN, l’Institut de CardiometAbolisme et Nutrition depuis 2011, Karine Clément s’intéresse aux mécanismes conduisant à l’obésité et aux complications. Docteur en médecine de l’UPMC en 1995, la jeune femme part en stage post-doctoral à l’université de Stanford aux Etats-Unis pour  18 mois. Professeure de nutrition à la Pitié Salpêtrière depuis 2007, elle intègre la même année le centre de recherche des Cordeliers avec son équipe. Avec l’ICAN, Karine Clément a l’ambition d’offrir aux patients un traitement personnalisé, en leur faisant plus rapidement bénéficier des découvertes scientifiques par le biais de la recherche translationnelle. Ses objectifs : prédire l’évolution d’une maladie et appréhender sa complexité pour identifier de nouveaux modes de traitement. Experte en nutrition, Karine Clément intervient dans de nombreux colloques nationaux et internationaux et a contribué à près de 200 publications.

 

Sylvia Serfaty

" Si on se sent un goût pour les sciences, il ne faut pas hésiter à se lancer. Les sciences présentent un vif intérêt intellectuel et laissent libre cours à la liberté et à la créativité. Les femmes ont déjà leur place dans le monde des sciences mais il reste encore à la consolider et à l’amplifier… "

 

Lauréate 2012 du prix Henri Poincaré, Sylvia Serfaty est membre du laboratoire Jacques-Louis Lions et enseigne les mathématiques appliquées et l’application des mathématiques à l’UPMC depuis 2007. Spécialiste des mathématiques à l’interface avec la physique, son travail consiste à analyser grâce aux mathématiques les modélisations et équations posées par les physiciens. Également spécialiste de la supraconductivité, Sylvia Serfaty travaille sur l’équation de Ginzburg-Landau depuis une quinzaine d’années.

Cette passion des mathématiques est née au lycée vers l’âge de 15 ans. Amusée par la résolution de problèmes, c’est à ce moment que l’idée de faire de la recherche germe dans son esprit. Séduite par l’esthétique de la matière mais aussi par la construction de systèmes cohérents et justifiés, elle intègre l’École normale supérieure et obtient son magistère de mathématiques en 1995. Après un DEA à l’université Paris-Sud, Sylvia Serfaty entame une thèse en 1996 sur l’équation de Ginzburg-Landau de la supraconductivité. Son doctorat en poche, elle obtient par la suite une habilitation à diriger des recherches à l’UPMC. La jeune femme commence à enseigner dès 1998. L’idée de transmettre le flambeau à de jeunes étudiants un peu avancés lui plaît beaucoup, le contact avec les chercheurs actifs en recherche étant pour elle essentiel. Pendant six ans, Sylvia Serfaty travaille et enseigne au Courant Institute of Mathematical Sciences, le département de mathématiques de l’université de New York aux États-Unis. Aujourd’hui, elle continue à s’y rendre deux mois par an pour y donner des cours. Malgré une forte présence masculine dans le domaine des mathématiques, être une femme n’a jamais posé de problèmes à Sylvia Serfaty. Mais elle reconnaît que certains domaines sont plus accueillants que d’autres : « S’il y avait plus de femmes dans le milieu, le travail n’en serait que plus agréable et peut-être moins compétitif ».

Laure Saint-Raymond

"Les atouts du métier de chercheur : une grande autonomie dans le travail, une stimulation intellectuelle permanente et une réelle compatibilité avec la vie de famille"

 

Fille de professeurs de mathématiques, Laure Saint-Raymond a toujours cultivé un goût pour la rigueur. Après avoir découvert la richesse de la discipline en classe préparatoire, la jeune femme intègre l’École normale supérieure de Paris. Elle étudie les mathématiques et la physique, comblant son désir de comprendre le monde qui l’entoure et son attrait pour les théories plus abstraites.  Après avoir rencontré des chercheurs passionnés et enthousiastes, elle s’oriente vers les mathématiques appliquées. Professeure à l’UPMC pendant cinq ans au laboratoire Jacques-Louis Lions, Laure Saint-Raymond fait de la transmission du savoir une priorité : rencontres avec des lycéens pour susciter les vocations scientifiques, implication dans la formation des étudiants  et encadrement de stagiaires et de doctorants. L’investissement et la carrière de cette mère de six enfants sont récompensés en 2008 par le prix de la Société Européenne de Mathématiques et en 2011 par le Prix Irène Joliot-Curie « Jeune femme scientifique ».

 

 

Armelle Corpet

« Les femmes ont une vision et une approche différentes de la science. Elles ont une autre façon d’aborder les problématiques pour faire avancer la recherche. »

 

Avec un père chercheur, Armelle Corpet s’est immergée très tôt dans l’univers de la recherche et s’est naturellement orientée vers cette voie. Motivée par le besoin de comprendre, la jeune femme est admise à l’École normale supérieure d’Ulm et poursuit une maitrise de biologie cellulaire et physiologie à l’UPMC. Agrégée de sciences de la vie, de la terre et de l’univers, Armelle Corpet obtient un doctorat en biologie. Monitrice pendant sa thèse, elle confirme son goût pour l’enseignement et rêve de devenir maître de conférences dans quelques années. Être enseignant-chercheur lui permettrait d’allier ses deux passions, la recherche et l’enseignement. À 31 ans, mariée et mère de trois enfants, la jeune femme s’efforce de concilier vie de famille et recherche. Post-doctorante à l’hôpital de Zürich (Suisse), elle travaille sur le vieillissement cellulaire induit par les oncogènes, et souhaite poursuivre dans la recherche publique qui lui tient le plus à cœur.

 

Corinne Aubert

«  Il ne faut pas se mettre de barrière et d’autocensure pour les carrières scientifiques, notamment pour les jeunes femmes. Ces domaines, en perpétuelle évolution, suscitent curiosité et enthousiasme »

 

Passionnée par la chimie, c’est naturellement que Corinne Aubert s’est orientée vers la chimie organique. Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur de l’École nationale de chimie de Strasbourg, un doctorat de l’université Paris Sud, Corinne Aubert effectue un stage post-doctoral de 2 ans à l’université de Californie Berkeley (États-Unis). À son retour, elle rejoint l’UPMC, soutient son habilitation à diriger des recherches en 1997 et devient directrice de recherche. En 2011, Corinne Aubert est promue directrice de l’Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM). Attirée par la formation des composés, les manipulations, les constructions de molécules mais aussi par le concept hypothèse/expérience, Corinne Aubert conçoit et exploite aujourd’hui de nouveaux outils synthétiques. Elle est également porteuse du laboratoire d’excellence MiChem (Multi-Scale Integrative Chemistry : from Single Molecule to Nano-edifices) dont l’ambition est de développer de nouveaux outils, méthodes et instruments de pointe pour lever les verrous technologiques actuels dans les domaines de la santé, des nanotechnologies, de l’environnement et de l’astrochimie.

 

julie leloup

« Être une enseignante-chercheuse, c’est transmettre son savoir et se poser des questions passionnantes, un vrai métier où la curiosité est à l’honneur.

Maître de conférences en écologie microbienne à l’UPMC depuis 2009, Julie Leloup a débuté ses études de biologie moléculaire à Rouen puis Lyon. En 2004, elle part à Brême (Allemagne) pour un post-doctorat de 2 ans à l’Institut Max Planck puis rejoint le laboratoire BioEmco pour un post-doctorat de 3 ans. Auteur et co-auteur de 11 publications internationales, Julie Leloup étudie les relations entre les communautés bactériennes et leur environnement via des approches multi-disciplinaires. 

 

 

 

 

 

martine ben amar

« Je suis une femme animée par la passion de la science : comprendre, montrer, prédire les lois de l’univers et la vie. »

Titulaire d’un doctorat en physique atomique, Martine Ben Amar enseigne la physique à l’UPMC depuis 1993. Élue membre senior de l’IUF en 2011, la professeure a été invitée au MIT sur la chaire McCarthy entre 1999 et 2000. Ses thèmes de prédilection sont la modélisation du cancer, la physique de la cellule, la morphogénèse ou encore la croissance des tissus mous. Encadrante de doctorants et de post-doctorants, Martine Ben Amar est responsable de la fédération « Dynamique des systèmes complexes », regroupant 200 chercheurs et enseignants-chercheurs de l’UPMC, l’université Paris-Diderot, de l’École normale supérieure et de l’ESCPI.

 

 

olivia jacomin

« Aujourd’hui, le monde médical se féminise. Il ne s’agit pas de concurrencer les hommes, mais les femmes ont un autre regard à apporter, plus de sensibilité et une autre organisation du travail. »

Étudiante en 5e année à la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie, Olivia Jacomin cultive son ouverture sur le monde et sur les autres.  À seulement 23 ans, la jeune femme a déjà encadré des personnes malvoyantes, puis été agente hospitalière à la maternité Saint-Antoine et étudiante au Service Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR). Aimant voyager, la jeune femme a participé à une mission humanitaire médicale en Inde pendant deux mois avec l’association Hamap Santé, pour venir en aide aux réfugiés tibétains. Ceinture noire premier dan de karaté, Olivia Jacomin souhaite s’orienter vers la médecine générale. « La science et surtout la médecine sont des domaines dans lesquels il n’y a pas de superficiel et qui impose de se poser des questions réalistes » affirme la jeune femme qui souhaite faire avancer la société de manière significative comme l’une de ces prédécesserices, Marie Curie.

 

tabassome simon

« Les jeunes femmes doivent lutter contre les préjugés, sans avoir peur de ne pas être à la hauteur de leurs fonctions. »

  

Professeure de pharmacologie à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie depuis 2009, Tabassome Simon est la coordinatrice de la plateforme de recherche clinique de l’Est Parisien, un centre de responsabilité administratif  créé à l’hôpital Saint-Antoine dont la mission s’étend sur cinq hôpitaux : Saint-Antoine, Tenon, Trousseau, Rothschild, et CHNO des Quinze-Vingts. Ce centre a pour vocation d’améliorer la qualité des essais cliniques en accélérant le recrutement des patients et de sécuriser la prise en charge des patients dans les protocoles risqués.

Docteur à l’UPMC en 2002 après une thèse sur « l’influence du sexe sur le pronostic des maladies cardiovasculaires, rôle du traitement hormonal substitutif sur la prévention cardiovasculaire chez la femme ménopausée », Tabassome Simon a reçu son diplôme d’habilitation à diriger la recherche en 2007. En 2011, la professeure reçoit le prix de la Société européenne de pharmacologie clinique et thérapeutique (EACPT), le "EACPT Scientific Award", et fut par la même occasion désignée vice-présidente de la Société.

virginie simon

« Le monde a besoin de science et la science a besoin de femmes. Rejoignez-nous ! »

 

Docteur UPMC en nanotechnologies et co-fondatrice de MyScienceWork, Virginie Simon est passionnée par les nouvelles technologies, la recherche et la philosophie. Lors de sa dernière année de formation en biotechnologies à l’université de technologie de Compiègne (UTC), la jeune femme suit en parallèle un master de recherche spécialisé en génétique à l’UPMC. Elle obtient par correspondance une licence de philosophie à l’université Paris Ouest Nanterre. Pendant son doctorat, Virginie Simon intègre la start-up Nanobiotix et réalise sa thèse sur les nanothérapies contre le cancer. Cette expérience confirme son envie d’entreprenariat. En 2010, elle co-fonde MyScienceWork, une plateforme technologique en web 3.0 proposant aux chercheurs une bibliothèque numérique de plus de 12 millions d’articles. Ce réseau social scientifique européen avait manqué à la chercheuse pendant son doctorat !

 

 

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15/03/13