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Adnan Sayegh

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Adnan Sayegh

Défis énergétiques : le parc floral à la rescousse

Le flux le plus important que subit notre planète est celui engendré par le soleil. En une seconde, un mètre carré reçoit 900 Watt ce qui intégré sur une année et sur toute la surface de la Terre représente plus que 1000 fois la consommation énergétique de l'humanité.

 

Hélas si la source d'énergie est largement présente, il reste à trouver le bon convertisseur pour pouvoir en faire usage en substitution aux énergies fossiles remises en cause par le réchauffement climatique.

 

La place occupée par la photosynthèse dans notre biosphère fait écho à l'importance du flux énergétique solaire. Il s'agit d'un processus biologique efficace qui a permis aux plantes de coloniser toute la planète.

 

Durant l'évolution, les plantes ont su s'adapter pour tirer profit de la photosynthèse et absorber la lumière en déployant des stratégies de multiplication des membranes, d'empilement, etc. La flore nous apparait donc à juste titre comme un parc naturel potentiel pour la production d'énergie pour l'usage humain.

 

Lors de la première étape de la photosynthèse, l'absorption d'un photon, particule élémentaire de lumière, par un pigment chlorophylle permet d'exciter un électron qui transmis à un accepteur entraine la création d'un dipôle électrique +/-. La plante n'est donc rien de moins qu'un panneau solaire capable de s'auto régénérer lui-même et qui utilise une partie du flux solaire pour assurer ses propres besoins en énergie.

 

Nous savons aujourd'hui que la capacité des plantes à convertir l'énergie lumineuse en sucre ne croit pas linéairement avec l'intensité lumineuse à laquelle elles sont soumises. Au contraire l'excès de lumière qui peut arriver à certaines périodes de la journée et de l'année peut causer des dommages cellulaires pour l'appareil photosynthétique de la plante Notre stratégie pour dériver les électrons de la photosynthèse a été de se placer dans de telles conditions. Le but étant alors double : extraire le courant sur des organismes vivants, des algues, et les protéger de l'excès de lumière sans nuire à leurs processus énergétiques vitaux.

 

Pour cela nous utilisons des molécules chimiques capables d'atteindre l'appareil photosynthétique et de récupérer les électrons de la photosynthèse, des médiateurs. Ces transporteurs d'électrons libèrent les électrons récupérés sur demande et donnent naissance à un courant électrique d'origine photosynthétique.

 

« Processus d'Activation Sélectif par Transfert d'Energie Uni-électronique ou Radiatif » (PASTEUR, UPMC/CNRS/ENS)Nouvelle fenêtre

 

École doctorale « Chimie physique et chimie analytique de Paris Centre » (ED388)Nouvelle fenêtre

 

© UPMC – Pierre Kitmacher



28/02/17