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Jean-François Rupprecht

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Direction de la communication

 

Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Jean-François Rupprecht

Particules browniennes actives et stratégies de recherche de cible

 

Dans ma thèse, je calcule l'heure du repas d'un lion grâce aux mathématiques. Le lion cherche son repas, à savoir un agneau dans un pré en forme de disque. Le lion ne sait pas où se trouve l'agneau. Il court à une vitesse v, puis au bout d'un temps noté tau, il se réoriente dans une nouvelle direction choisie au hasard. Lorsque le lion rencontre les frontières du parc animalier, soit il rebondit (choix 1), soit il se réoriente de nouveau dans une direction aléatoire (choix 2).

 

Au cours de ma thèse, j'ai calculé l’espérance de vie du mouton. J'ai montré que l'espérance de vie du mouton dépend très fortement de tau. Si le lion se réoriente trop souvent, il reste sur place. Plus intriguant il y a toujours un temps de réorientation optimal - qui minimise l'espérance de vie du mouton. Ce temps de réorientation optimal est de l'ordre du rayon du cercle divisé par la vitesse v.

 

Le lion serait-il capable de choisir ce temps de réorientation optimal, calculé par un théoricien ? Eh bien, oui ! Du fait de l’évolution qui sélectionne, à leur insu, les lions qui se déplacent de façon optimale.

 

Nos outils probabilistes trouvent leur application à toutes les échelles : à l'échelle macroscopique, avec des problèmes d'éthologie (dans un nouveau contexte, ce qu'on appelait lion peut être un albatros ou un requin) ; à l'échelle microscopique, le lion est alors un virus qui cherche à rentrer dans le noyau d'une cellule.

 

Laboratoire de physique théorique de la matière condensée (LPTMC, CNRS/UPMC)Nouvelle fenêtre

 

École doctorale « Physique de l’Île-de-France »Nouvelle fenêtre



14/03/14