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IASI, l'instrument de mesure optique des espèces chimiques dans l'atmosphère fête ses 10 ans !

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IASI, l'instrument de mesure optique des espèces chimiques dans l'atmosphère fête ses 10 ans !

Un interféromètre dans la troposphère

L’interféromètre atmosphérique de sondage infrarouge (IASI) a été lancé il y a tout juste dix ans à bord de la plateforme météorologique MetOp-A. Il a été rejoint en 2012 par un deuxième instrument sur le satellite MetOp-B. À eux deux, ils fournissent plus de deux millions d’observations par jour. Ces données alimentent les modèles de prévision météorologiques et renseignent sur la composition, d’origine naturelle et/ou anthropique, de l'atmosphère. Le point sur une décennie de résultats prolifiques.

 

Le bilan de la mission IASI, en termes de retour scientifique, technologique et d’impact sociétal, est impressionnant. Les services météorologiques ont établi qu’il s’agit du meilleur sondeur météorologique jamais développé, apportant une contribution essentielle à la qualité des prévisions du temps. IASI est aussi le seul instrument qui mesure simultanément deux fois par jour en tout point du globe une vingtaine de composés atmosphériques, en temps réel.

 

Les observations permettent de surveiller les panaches de pollution transportés par les vents, les grands feux qui font rage en été, les émissions d’ammoniac associées à l’agriculture intensive, les composés émis par la végétation, ou encore la formation du trou dans la couche d’ozone. IASI apporte également des informations en continu sur plusieurs variables climatiques essentielles : température, vapeur d’eau, nuages, aérosols, et gaz à effet de serre. IASI joue aussi un rôle important dans la fourniture de données permettant d’émettre des alertes lors d’éruptions volcaniques, afin d’éviter que les avions survolent les zones contaminées en cendre.

 

IASI surveille la composition de l'atmosphère depuis 10 ans. © EUMETSAT, CNES, LATMOS, ULB

https://www.youtube.com/watch?v=UnBKL8_yLss&feature=youtu.be

 

Grâce au soutien du CNES, l’expertise développée par l’institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) pour l’étude des gaz et des particules couvre la mise au point de codes de transfert radiatif dédiés avec les algorithmes d’inversion pour restituer les concentrations, l’assimilation des observations dans les modèles atmosphériques et l’inversion de sources pour améliorer les inventaires d’émission, en passant par l’amélioration des bases de données spectroscopiques et la validation des mesures. De nombreux chercheurs et ingénieurs du laboratoire « Atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS, CNRS/UPMC/UVSQ), du laboratoire de météorologie dynamique (LMD, CNRS/ENS Paris/École polytechnique/UPMC), du laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques (LISA, CNRS/université Paris Diderot/UPEC) et du laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, CEA/CNRS/UVSQ) sont impliqués. À plus long terme, un troisième IASI sera lancé en octobre 2018 et la continuité de la mission est assurée jusqu’en 2040 avec les trois exemplaires IASI-NG (IASI-Nouvelle Génération) qui voleront sur la seconde génération du satellite MetOp.

Pour en savoir plus :

Laboratoire « Atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS, CNRS/UPMC/UVSQ)Nouvelle fenêtre

Laboratoire de météorologie dynamique (LMD, CNRS/ENS Paris/École polytechnique/UPMC)Nouvelle fenêtre

Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques (LISA, CNRS/université Paris Diderot/UPEC)Nouvelle fenêtre

Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, CEA/CNRS/UVSQ)Nouvelle fenêtre

 

La mission IASINouvelle fenêtre

 

Le programme IASI-NGNouvelle fenêtre

 

À voir et à lire : « Pollution à l'ozone, quelles conséquences ? »Nouvelle fenêtre

 

À lire : « Chimie atmosphérique, alerte à 5.000 mètres ! »Nouvelle fenêtre



18/04/16