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Déclin d'une algue brune en Europe sous l’effet du réchauffement climatique

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Déclin d'une algue brune en Europe sous l’effet du réchauffement climatique

Des chercheurs du Laboratoire d'océanologie et géosciences (LOG, Université Lille 1/CNRS/ Université du Littoral Côte d’Opale), en collaboration avec des chercheurs du laboratoire Adaptation et diversité en milieu marin (UPMC/CNRS) de la Station biologique de Roscoff, ont étudié l'évolution au cours du XXIe siècle, en fonction de différents scénarios de réchauffement climatique, de la distribution le long des côtes européennes de l'algue brune Laminaria digitata, une algue d’un grand intérêt à la fois écologique et économique. Ils ont mis en évidence que la distribution de cette algue pourrait être largement modifiée au cours du siècle. L’espèce pourrait même disparaître de certaines côtes dès le milieu du siècle dans le contexte d’un réchauffement modéré à fort, une évolution qui aura des répercussions sur la biodiversité et la ressource halieutique des régions concernées. Lire l’intégralité de l’article sur le site de l’InsuNouvelle fenêtre.

 

Pour en savoir plus :

Chiffre clés sur la filière algue

La France est située en 9e position mondiale avec une production annuelle d’environ 90 000 tonnes d’algues fraiches (récolte et importation confondues), soit le deuxième pays européen après la Norvège. 99% de la biomasse produite en France est récoltée en mer. L’exploitation des algues compte plus de 1600 emplois, avec près de 80 entreprises de transformation et de commercialisation, pour une valeur estimée à 424 millions d’euros. La majorité de cette filière est installée en Bretagne et plus particulièrement en Finistère Nord.

 

En dehors des périodes de récolte en France, l'industrie de transformation des algues importe la ressource manquante, principalement à partir du Chili (Lessonia nigrescens et trabeculata) et des Philippines (Kappaphycus). Cette importation fluctue entre 16 000 et 20 000 tonnes d'algues séchées par an (2009-2011, source : FranceAgriMer), ce qui correspond à environ 55 000 tonnes humides.

 

Probabilité de présence moyenne de Laminaria digitata, calculée à l’aide de l’ensemble des données de température issues des deux modèles et des trois scénarios, pour la période de référence 1982-2009 et pour les périodes 2050-2059 et 2090-2099. D. R.

 

Station biologique de Roscoff (UPMC/CNRS)Nouvelle fenêtre

 

Laboratoire « Adaptation et diversité en milieu marin »Nouvelle fenêtre

 

Note :

La niche écologique a plusieurs définitions en écologie. Celle utilisée ici est celle d’Hutchinson (1957) : la niche écologique représente l’ensemble des conditions environnementales, biotiques et abiotiques nécessaires à la viabilité d’une espèce. Une fois appliqué à l’espèce étudiée, le modèle de niche écologique fournit une probabilité de présence de cette espèce en fonction de différents paramètres environnementaux.

 

Référence :

Raybaud V, Beaugrand G, Goberville E, Delebecq G, Destombe C, Valero M, Davoult D, Morin P, Gevaert F. (2013) Decline in Kelp in West Europe and Climate. PLoS ONE 8(6): e66044. doi:10.1371/journal.pone.0066044.

 

Contact(s) :

Dominique Davoult, Adaptation et diversité en milieu marin. SBR l davoult@sb-roscoff.fr l 02 98 29 23 33

Virginie Raybaud, LOG l virginie.raybaud@univ-lille1.fr l 03 21 99 29 48

 

Vignette : Laminaria digitata. © Station biologique de Roscoff, Christophe Destombe



02/07/13