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Nouvelle chaire à l’UPMC : la voiture connectée et intelligente

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Serge Fdida, professeur d'informatique au LIP6, porte la chaire sur la voiture connectée

 

Serge Fdida, professeur d’informatique à l’UPMC, porte la chaire « Smart and connected mobility ». Grâce à ses capacités sensorielles et informatiques accrues et à la communication avec son environnement, la voiture connectée ouvre de nombreuses perspectives d’évolution pour le confort et la sécurité des usagers.

 

 

 

Quels sont les objectifs de la chaire ?

 

Progressivement, le véhicule devient numérique et ouvre de nombreuses perspectives en matière de création de valeur. De manière analogue à ce que l’on a observé dans d’autres secteurs industriels, cette situation va créer des opportunités mais aussi provoquer des tensions entre les acteurs du domaine. Les objectifs de la chaire sont de développer des solutions opérationnelles de communication et d’analyse de données véhiculaires de façon à offrir des services contextualisés à l’écosystème constitué autour du véhicule. L’enjeu est de concilier des solutions liées à des verrous scientifiques avec des opportunités économiques. L’objectif global est de contribuer au développement d’une voiture plus autonome, mieux utilisée et répondant aux attente des usagers et de la société. Cela concerne aussi bien les enjeux associés à la sécurité routière qu’a l’aspect écologique ou économique.

Qui sont les partenaires de la chaire ?

 

La chaire associe trois partenaires complémentaires: Atos, acteur international des services informatiques, Renault, constructeur automobile et l’UPMC, qui possède des équipes de recherche réputées dans le domaine de la conception de protocoles de communications de l’internet mobile.

Pour diriger la chaire, nous avons recruté Giovanni Pau sur concours en janvier 2013. Spécialiste des réseaux véhiculaires, cet italien a passé douze ans à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), dernièrement en tant que professeur associé. Cette chaire s’inscrit dans une perspective résolument internationale, visant à établir un groupe de recherche au meilleur niveau mondial. Pour cela, la chaire, organisée et animée autour du Professeur G. Pau, s’appuiera sur les chercheurs spécialistes du domaine au sein du laboratoire LIP6, Marcelo Dias de Amorim et Promethée Spathis, et sera renforcée par des doctorants, post-doctorants et chercheurs invités avec un souci permanent de mobilité et d’échanges internationaux.

Quels sont les enjeux de la voiture connectée ?

 

La voiture connectée « intelligente » développe de nombreuses opportunités et a pour ambition de faire évoluer son rôle et son image au sein de la société.

Grâce à l’intégration massive de capacités informatiques, sensorielles et de communication au sein du véhicule, il deviendra usuel de collecter des informations sur le véhicule et son environnement pour des besoins de maintenance, de sécurité, ou de services fournis à des tiers avec des objectifs économiques ou sociétaux.

Différentes pistes complémentaires sont étudiées. Les constructeurs pourront faire évoluer la sécurité, comme nous pouvons déjà l’observer sur des modèles récents : par exemple, donner plus d’autonomie aux véhicules lors de déplacement en flotte ou améliorer la sécurité active en faisant communiquer le véhicule avec son environnement immédiat (autre véhicule, piéton, signalisation). De manière complémentaire, la voiture s’apparente à un agrégateur de services, tout comme le « smartphone » d’un piéton,  pour l’aide à la navigation, le divertissement ou tout autre service pertinent. Les équipements mobiles du conducteur ou des passagers seront automatiquement intégrés à l’environnement du véhicule.

Le véhicule peut également être considéré comme un capteur, capable de mesurer la qualité de l’air afin de limiter collectivement la pollution, ou encore interagir avec les feux de signalisation pour fluidifier le trafic ou gérer les véhicules prioritaires.

Tous ces services nécessitent des capacités de communications et d’analyse contextuelles qui seront au centre des travaux de la chaire.

 

La voiture numérique change la façon dont les industriels doivent penser la voiture dans les années à venir afin de pouvoir en saisir les opportunités. L’exemple de la voiture Google, qui se conduit toute seule, fournit une parfaite illustration de la maturité de la technologie, de l’éventail des possibles qu’elle ouvre, des craintes et des limites de la législation,  ainsi que des enjeux industriels.

 

© Photo : Pierre Kitmacher - UPMC

 

Lire l’interview de Mélina Mercier, directrice de la Fondation partenariale UPMCNouvelle fenêtre

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23/04/13