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La planète naine Makemake manque d'atmosphère

Une campagne internationale déployée en Amérique latine, qui inclut neuf chercheurs de l’Observatoire de Paris, de l’université Pierre et Marie Curie et du CNRS, a observé l’occultation d’une étoile par la lointaine planète naine et glacée Makemake. Avec Éris et Pluton, il s’agit du troisième plus gros objet connu au-delà de Neptune, aux confins du Système solaire. Surprise : Makemake apparaît dépourvu d’atmosphère globale. Des mesures de sa taille et de son pouvoir réflecteur ont été obtenues. Les résultats ont été publiés par Nature.

L’exploration des objets primordiaux qui évoluent au-delà de Neptune, dans la ceinture de Kuiper, se poursuit. La traque des lointaines planètes naines, résidus de la formation du Système solaire, continue… Dans la nuit du 23 avril 2011, à la faveur d’une conjonction céleste rare, calculée à l’avance par les spécialistes, Makemake (prononcer « Makémaké ») est passée devant une faible étoile de la constellation de la Chevelure de Bérénice. L’événement a été suivi par 16 télescopes soigneusement répartis dans 4 pays d’Amérique du Sud (Brésil, Uruguay, Argentine, Chili). Parmi eux, sept ont enregistré l’extinction, pendant plus d’une minute, de la lumière de l’étoile d’arrière-plan. Pour la première fois, de grands instruments astronomiques - le Very Large Telescope VLT (Paranal) et le New Technology Telescope NTT (La Silla) de l’Observatoire Européen Austral ESO, au Chili - ont pu observer le phénomène. La revue Nature du jeudi 22 novembre 2012 publie les résultats.

Il s’agit du quatrième article publié dans Nature, en dix ans, sur ce même thème à l’initiative du groupe français de chercheurs de l’Observatoire de Paris et du CNRS expert en occultation d’étoiles par les corps du Système solaire, sous la direction de Bruno Sicardy, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, membre de l’Institut Universitaire de France. Ainsi en 2002, cette équipe avait obtenu des données inédites sur l’atmosphère de Pluton. En 2005, elle avait mesuré la taille et la densité de son satellite Charon. Puis en 2010, elle a montré qu’Éris était plus petite que prévu.

Pour en savoir plus

L'intégralité du communiqué de presseNouvelle fenêtre

LESIA (Bruno Sicardy) et IMCCE, deux laboratoires de l'UPMC impliqués

Revue NatureNouvelle fenêtre, No global Pluto-like atmosphere on dwarf planet Makemake from a stellar
occultation
, 22 novembre

 

 

 



22/11/12