Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

La première exolune ?

accès rapides, services personnalisés

Rechercher

Recherche détaillée

La première exolune ?

Une équipe internationale d'astronomes, dont des chercheurs de l'Institut d’astrophysique de Paris (IAP, CNRS/UPMC), se demande si elle n'a pas observé grâce à la méthode des microlentilles gravitationnelles, une planète gazeuse et sa lune errant dans notre galaxie à 2000 années-lumière de la Terre...

 

Ces 20 dernières années ont vu la découverte d'un zoo de près de 2000 planètes en orbite autour d'autres étoiles que notre Soleil. Les astronomes sont allés de surprise en surprise, avec des planètes gazeuses, des planètes telluriques plus massives que la Terre, connues sous le nom de super-Terre, des Neptunes, des mini Neptunes, des planètes très proches de leur étoile et extrêmement chaudes, d'autres sur des orbites lointaines et très froides. Il existe aussi une population de planètes gazeuses errantes, sans compagnon stellaire. À la lueur des observations de notre système solaire, cette diversité observée dépasse de très loin ce qui avait été envisagé dans les scénarios des astronomes !

 

Notre système solaire possède cependant une spécificité qui n'a pas été encore observée à ce jour : la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, et Neptune ont des satellites naturels, des lunes. Qu'en est-il des exoplanètes ? Ont-elles des lunes ? Pourquoi s'y intéresser ? Dans certaines configurations, les conditions pourraient être plus propices à l'émergence de la vie à la surface des satellites que sur les planètes elles-mêmes (en particulier si ces planètes sont des géantes gazeuses).

 

Deux méthodes sont utilisées aujourd'hui pour les traquer : dans un système où une planète passe en transit devant son étoile hôte, des petites perturbations sur le transit peuvent trahir la présence d'une lune. Plusieurs groupes ont adopté cette approche avec les données du satellite Kepler, mais aucune exolune n'a été découverte jusqu'à ce jour par cette approche. Une autre méthode est l'utilisation des effets de lentille gravitationnelle. Un couple planète-lune passe près de la ligne de visée d'une étoile très lointaine et va provoquer une amplification apparente de son flux lumineux. Cette méthode a été utilisée avec succès depuis plus d'une décennie pour chercher des planètes froides.

 

Parmi ses résultats marquants, l'équipe PLANET avait déjà permis la découverte de la première super-Terre froide en 2006 (Beaulieu et al., 2006, Nature), et de montrer en 2012, qu'avoir une planète est la règle et non pas l'exception pour les étoiles de notre galaxie, la Voie Lactée (Cassan et al., 2012, Nature). Lire l’intégralité de l’article sur le site de l’Institut d’astrophysique de ParisNouvelle fenêtre.

 

Pour en savoir plus :

L’Institut d’astrophysique de Paris (IAP, CNRS/UPMC)Nouvelle fenêtre

 

Illustration : effet de lentille gravitationnelle. Les rayons lumineux d'une étoile très lointaine, par exemple dans le centre de notre galaxie, sont déviés par un corps massif (étoile, planète), proche de la ligne de visée. On observe une amplification du flux de l'étoile au cours du temps. Si la lentille est composée de deux corps massifs, il est possible de les détecter tous les deux dans des conditions privilégiées. © IAP



11/04/14