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Evolution et cancer

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Evolution et cancer

Pourquoi les gènes « dangereux » ont‐ils été multipliés et conservés au cours de l'évolution?

Si l'on s'accorde facilement sur la conservation des gènes essentiels à la vie des organismes au cours de l'évolution, à l’inverse, l'étonnante multiplication des gènes à l'origine des cancers ou d'autres maladies génétiques pose question. L’équipe d’Hervé Isambert, unité Physico‐chimie Curie Institut Curie CNRS UPMC en partenariat avec celle de Jacques Camonis, unité Génétique et biologie des cancers, Institut Curie/Inserm viennent d’apporter une réponse inattendue à ce problème. Jusqu’à présent, il était supposé que ces gènes « dangereux »conféraient malgré tout un avantage sélectif. Or leur dernière recherche, publiée en ligne dans Cell Reports , montre que ces gènes ont en fait été multipliés et conservés en raison de leur dangerosité à la suite d'un accident génétique majeur, une duplication globale de génome.

Le cancer résulte d’une série d’accidents génétiques qui se produisent par étapes. Le point de départ de ce processus est l'altération du matériel génétique d'une cellule. Toutes les mutations ne sont toutefois pas susceptibles d'entraîner la formation d'un cancer. Un des gènes qui régulent les processus vitaux de la cellule (division, différenciation, réparation ou apoptose) doit être "touché". Ce sont ces gènes, comme les oncogènes, que l’on qualifie de « dangereux ». Suite à une altération, l'oncogène est activé, ce qui donne lieu à une prolifération incontrôlée de la cellule. Une mutation au niveau d'une seule des deux copies de ce gène – dans notre patrimoine génétique, les gènes sont présents en deux copies, l’une héritée de notre mère, l’autre de notre père – est nécessaire pour entraîner le développement d’un cancer. Mais comment ces gènes « dangereux » ont‐ils été multipliés et conservés au fil de l’évolution, malgré les risques qu’ils représentent ?

Pour en savoir plus

Intégralité du communiqué de presseNouvelle fenêtre

RéférenceOn the expansion of “dangerous” gene repertoires by whole genome duplications in early vertebratesNouvelle fenêtre



19/11/12