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Deux salles blanches au LPP pour le développement de l’instrumentation « particules »

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Deux salles blanches au LPP pour le développement de l’instrumentation « particules »

Le laboratoire de physique des plasmas (LPP, CNRS/UPMC/École polytechnique/Observatoire de Paris/Université Paris-Sud) participe à des missions spatiales dédiées à l’exploration de l’environnement spatial de la Terre et des planètes du système solaire. Avec l’aide du Cnes et dans le cadre de collaborations internationales, le LPP construit et exploite les données d’instruments de mesure in situ embarqués sur les sondes spatiales qui sont lancées par les grandes agences spatiales internationales, comme l’agence spatiale européenne (ESA).

 

L’équipe possède un savoir faire reconnu mondialement à la fois dans le domaine de la mesure des ondes avec les magnétomètres embarqués et dans le domaine de la mesure des particules avec des spectromètres d’ions et des analyseurs d’électrons. C’est plus particulièrement pour le développement de l’instrumentation « particules » que le LPP utilise deux salles blanches qui ont été inaugurées sur le campus de Jussieu de l’UPMC le 27 juin 2016.

 

© UPMC - Géraldine Bachmann

 

Le développement des optiques électrostatiques et des détecteurs de ces instruments, domaines d’excellence du LPP, nécessite lors des opérations d’assemblage et d’intégration, un environnement de propreté très élevé. En effet, toute contamination peut altérer le bon fonctionnement des instruments et dans certains cas être la source de défaillances irrémédiables. Ces opérations sont donc réalisées sous hottes à flux laminaire dans une salle blanche dédiée aux activités d’assemblage.

 

La seconde salle blanche est réservée aux moyens de tests et d’étalonnage de ces instruments. Deux enceintes à vide permettent de reproduire en laboratoire les conditions de vide dans lesquelles les instruments fonctionnent dans l’espace. L’une des enceintes est équipée d’une source d’ions et d’une source d’électrons pour générer des flux de particules comparables, dans une certaine mesure, à ceux que les instruments devront mesurer en condition réelles dans les environnements ionisés des planètes. Un ensemble de positionnement à trois dimensions permet d’orienter les entrées des instruments en test devant le faisceau utilisé en ajustant les angles d’incidence.

 

Les dernières réalisations de l’équipe concernent l’optique du spectromètre d’ions à temps de vol MSA et le détecteur du spectromètre d’ions PICAM, destinés à l’étude de la planète Mercure dans le cadre de la mission BepiColombo (ESA-JAXA, Japon) et dont les deux sondes seront lancées en 2018. Des tests sont actuellement en cours sur un détecteur qui sera livré aux collègues britanniques pour intégration sur l’analyseur d’électrons EAS prévu pour le satellite d’observation du Soleil Solar Orbiter (ESA) dont le lancement est également programmé pour 2018.

 

Les salles blanches du LPP et les équipements associés ont été financés par l’EPAURIF et le Cnes. Le labex PLAS@PAR a financé les sources de particules.

Pour en savoir plus :

Laboratoire de physique des plasmas (LPP, CNRS/UPMC/École polytechnique/Observatoire de Paris/Université Paris-Sud)Nouvelle fenêtre

 

À lire : « 2025, odyssée de l’espace… »Nouvelle fenêtre

 

Le labex PLAS@PARNouvelle fenêtre



21/07/16