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Itinéraire d’un échantillon sous X

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Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Itinéraire d’un échantillon sous X

« ArchiteXtures »

 

Dans l’imaginaire collectif, les rayons X sont le plus souvent associés à l'imagerie médicale ou à la surveillance de bagages dans les aérogares. Or, les rayons X ne se contentent pas de  traverser la matière pour en révéler l’intimité. En interagissant avec elle lors de leur passage, ils donnent des informations sur l’arrangement des « briques » élémentaires constitutives de l’échantillon, révélant aussi sa composition atomique. Lise-Marie Chamoreau, ingénieur de recherche CNRS à l’Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM, UPMC/CNRS), coordonne la plateforme technique DRX de la fédération de chimie moléculaire de Paris Centre. Présentation.

 

À quoi sert la diffraction des rayons X sur monocristaux ?

Lise-Marie Chamoreau. C’est une technique puissante d’analyse des solides cristallisés qui fournit aux chimistes, mais aussi aux biologistes et aux physiciens des matériaux, des informations sur la structure cristalline d’un composé et sur sa nature chimique.

 

La plateforme technique DRX de la fédération de chimie moléculaire de Paris Centre ne travaille pas que pour les équipes de recherche de la fédération.

L.-M. C. Le service réalise aussi des analyses et des études pour les laboratoires/demandeurs extérieurs (publics ou privés), en France ou à l’étranger. Le renouvellement complet du parc instrumental entre 2009 et 2012 a contribué à attirer plus d’utilisateurs. Les instruments plus récents ont conduit à l'acquisition de jeux de données de bonne qualité sur des composés de taille importante (plus de 200 atomes par molécule) et donc à la résolution de structures plus complexes. Par ailleurs, l'installation d'un diffractomètre équipé d'une source avec une anticathode au cuivre permet désormais de travailler sur la configuration absolue de nombreux composés.

 

Plateforme technique DRX. © Lise-Marie Chamoreau

 

Plateforme technique DRX (détails). © Lise-Marie Chamoreau

 

Le cristal est donc pris en charge de A à Z.

L.-M. C. Oui, de sa nature même d’échantillon jusqu’au fichier numérique qui comprend toutes les données utiles à l’interprétation. Il faut choisir le cristal et le préparer à l’analyse proprement dite. Si la qualité cristalline est jugée suffisante, nous procédons à la résolution et à l'affinement de la structure cristalline. Vient ensuite l'acquisition d'un jeu de données de diffraction, suivi d’une mise en forme des résultats que nous sommes amenés à commenter et à discuter.

 

Échantillons (cristaux) montés sur un support (boucle nylon ou tige de verre) et prêts à être placés sur le diffractomètre pour analyse. © Lise-Marie Chamoreau

 

Comment est rythmé votre quotidien de scientifique ?

L.-M. C. En tant que coordinatrice de la plateforme, mes tâches sont très diversifiées. Outre le versant analytique majoritaire, je suis en relation avec les fournisseurs et prépare les demandes de moyens, je gère le budget (facturation des prestations aux utilisateurs), et je dresse le bilan d’activités pour les tutelles du laboratoire. Par ailleurs, j’exerce une activité de formation à la résolution de structures et d’initiation à la DRX. Enfin, et pour des raisons évidentes de sécurité, je veille, en tant que « Personne Compétente en Radioprotection » à la conformité des équipements et au respect des réglementations en matière de radioprotection.

 

Sur quels types d’échantillons travaillez-vous ?

L.-M. C. Mes activités portent sur l'analyse de composés moléculaires. Du fait de la diversité des thématiques de recherche de l'institut, je suis amenée à travailler sur des espèces qui vont de la molécule organique au cluster de métaux de transition. Les paramètres géométriques issus de ces études permettent une description complète des molécules, et constituent également un outil essentiel dans la compréhension des leurs propriétés physiques ou chimiques. Par exemple, certains des composés étudiés présentent des propriétés magnétiques pour lesquelles une connaissance précise de l’environnement des ions métalliques est capitale pour l'interprétation des phénomènes observés.

 

Représentation de la structure cristalline de sucre. © Lise-Marie Chamoreau

Pour en savoir plus :

Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM, UPMC/CNRS)Nouvelle fenêtre

 

La plateforme technique DRXNouvelle fenêtre



28/04/14