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Dans l’oeil du « Cyclope »

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Dans l’oeil du « Cyclope »

Détection et reconnaissance embarquées de polypes pour un diagnostic précoce du cancer colorectal

Plus un cancer est diagnostiqué tôt, plus il se soigne facilement, et plus les chances de survie sont grandes. La coloscopie totale a longtemps été l’examen de référence pour le dépistage du cancer colorectal. Or, cet examen nécessite une préparation intestinale soigneuse et une anesthésie au cours d’une hospitalisation ambulatoire. Bertrand Granado, professeur UPMC au laboratoire d’informatique de Paris (LIP6, UPMC/CNRS) et Andrea Pinna travaillent à l’élaboration de techniques d’analyse moins invasives, à la croisée de la microélectronique, du traitement du signal et de la médecine.

 

Le cancer colorectal est le troisième type de cancer le plus fréquent (après celui des poumons et celui du sein) et la deuxième cause de décès par cancer en France. En général, il survient chez des patients de plus de 50 ans. Grâce au dépistage et à l'amélioration des traitements, la mortalité décroît. Aujourd’hui, la prévention passe essentiellement par la détection et le retrait des lésions prénéoplastiques (adénomes colorectaux). Le risque de transformation d’un adénome en cancer dépend de différents paramètres comme la taille et l’architecture/texture des tissus.

 

Les limitations de l’imagerie classique

L’endoscopie fournit des informations sur la couleur et sur la forme des lésions possibles mais ne renseigne que très peu ou très mal sur leurs dimensions ou leurs rugosités, obligeant le gastroentérologue à pratiquer des biopsies dans de nombreux cas. Il manque une information supplémentaire sur le relief qui apporterait au praticien des données quantitatives et lui permettrait ainsi d’affiner ses diagnostics sans avoir recours à la chirurgie.

 

D. R.

 

Comme des rétines intégrées

Le projet de recherche « Cyclope » a conduit à la mise au point d’une nouvelle génération de vidéocapsules endoscopiques capables de détecter et de reconnaître des anomalies présentes dans le tube digestif lors d’un examen de colonoscopie filaire ou sans fil.

 

D. R.

 

Le système de vision en relief comprend un bloc d’instrumentation pour l’acquisition de l’image et la génération du motif structuré composé, une source de lumière cohérente (laser) couplée à une optique de diffraction, une matrice de photocapteurs, un bloc de contrôle et de traitement et un bloc de radio communication pour la transmission des résultats.

 

Dans cet assemblage, on trouve sur une même puce un capteur d’images et un système de traitement de l’information (reconnaissance de formes, classification, compression vidéos…), tout en offrant un encombrement réduit et une consommation énergétique faible. La miniaturisation et l’embarquabilité donnent lieu à de nombreuses applications comme la reconstruction 3D.

 

D. R.

 

Les algorithmes de restitution du relief donnent au praticien une vision très réaliste du relief d’une scène ou d’un objet. Les informations délivrées sont plus fiables, plus précises et plus rapides comparées aux résultats actuels obtenus avec la prise d’image classique. Le projet NAutILES (Novel Autonomous Intelligent Localisable Endoscopy system) a été lancé courant 2015 dans la continuité de « Cyclope ».

Pour en savoir plus :

Laboratoire d’informatique de Paris (LIP6, UPMC/CNRS)Nouvelle fenêtre

 

Le projet de recherche « Cyclope » est le fruit d’une collaboration entre le laboratoire des équipes traitement de l'information et systèmes (ETIS) et le LIP6 pour la partie scientifique et technique et le service d’hépato-gastroentérologie de l’hôpital Lariboisière (AP-HP) pour la validation clinique.

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18/01/16