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Sculpter la lumière pour transporter l’information

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Direction de la communication

 

Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Sculpter la lumière pour transporter l’information

Multiplier par 10 le flux de données transporté dans les fibres optiques, une utopie ? Non, une réalité ! L’acheminement à bon port et en un temps record de données numériques nécessite des infrastructures toujours plus fiables et plus performantes. Nicolas Treps, professeur UPMC au laboratoire Kastler-Brossel (LKB, UPMC/ENS/Collège de France/CNRS), a participé à la création de CAILabs, une société spécialisée dans le traitement de la lumière pour des équipementiers en réseaux de télécommunications. Il a ainsi mis un pied dans le monde de l’entreprise sans pour autant quitter le milieu scientifique et académique qu’il affectionne tant.

 

Formé à la physique quantique fondamentale, Nicolas Treps a commencé par étudier les effets quantiques dans les images optiques pour ensuite s’intéresser à la détection multimodale et à la téléportation. Avec ses collègues du laboratoire, il a développé un système de multiplexage spatial dans les fibres optiques qui permet d’injecter plusieurs faisceaux indépendants à l’intérieur d’une même fibre et ce, sans pertes. Chacun des faisceaux se couple de façon unique à un mode transverse bien déterminé de la fibre, dite fibre à petit nombre de modes.

 

La circulation de contenus numériques sur la Toile est pour l’essentiel assurée par un réseau de fibres optiques. Pour répondre à une demande toujours plus importante, les opérateurs télécoms cherchent à améliorer les performances de leurs infrastructures tout en réduisant le coût des composants.

 

Fibre optique à petits nombre de modes ou few mode fiber. Sont représentées à droite les formes transverses des faisceaux pouvant se propager simultanément et sans se mélanger, appelées modes transverses. Pour une fibre monomode seul le mode 1 peut se propager. Une fibre à petit nombre de modes peut transporter jusqu’à dix modes transverses et donc dix fois plus d’informations qu’une fibre standard. © CAILabs

 

C’est dans ce contexte que la société CAILabs a vu le jour en 2013. Créée par Jean-François Morizur, Guillaume Labroille et Nicolas Treps, CAILabs propose des multiplexeurs spatiaux pour les télécommunications, mais développe aussi des solutions de mise en forme de la lumière pour d’autres domaines industriels comme par exemple le traitement des métaux avec des lasers à très haute puissance ou encore l’imagerie.

 

En tant que professeur à l’UPMC, Nicolas Treps ne peut occuper de fonction dirigeante dans l’entreprise. Toutefois, il apporte son concours scientifique et joue les intermédiaires entre CAILabs et l’UPMC. « Des accords ont été signés pour accélérer le transfert de propriété industrielle en cas de nouveaux développements. » précise-t-il. « Le premier démonstrateur est encore au LKB, nous n’en sommes qu’au début ! », se réjouit-il.

Pour en savoir plus :

Laboratoire Kastler-Brossel (LKB, UPMC/Collège de France/CNRS)Nouvelle fenêtre

 

Le site de CAILabsNouvelle fenêtre

 



10/02/15