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Tiens-toi droit ! S comme scoliose

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Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Tiens-toi droit !

S comme scoliose

 

Raphaël Vialle, Professeur à la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie, dirige le Service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l'enfant de l’hôpital Armand Trousseau. Il rencontre au quotidien de jeunes patients souffrant de scoliose.

 

Qu’est-ce qu’une scoliose ?

Raphaël Vialle. C’est une déformation tridimensionnelle non douloureuse de la colonne vertébrale. La forme en « S » résulte de la combinaison d’une inclinaison latérale, d’une modification des courbures physiologiques dans le plan sagittal et d’une rotation des corps vertébraux dans un plan horizontal. Elle s’accompagne d’une gibbosité qui donne un aspect de «bosse dans le dos ».

 

Pathologie du rachis : scoliose et mesure de l’angle de Cobb. La mesure de l'angle de Cobb se fait entre les plateaux des vertèbres limites les plus inclinées, supérieures et inférieures (LLS et VLI). La scoliose apparaît en pré-pubère le plus souvent et s'aggrave jusqu'à Risser 4 en l'absence de traitement ; chez le petit enfant elle peut être la conséquence d'une anomalie vertébrale (hémi- vertèbre supplémentaire). © Mickaël Gallais – www.lecofer.orgNouvelle fenêtre

 

On entend beaucoup d’idées reçues sur les causes cette déformation de la colonne vertébrale.

R. V. Cette déformation est souvent constatée au moment de la poussée de croissance notamment chez les jeunes adolescents. Le port d’un sac à dos sur l’une ou l’autre épaule, devant ou derrière, ne déforme pas la colonne vertébrale. La pratique sportive régulière est conseillée mais ne protège pas de la survenue d’une scoliose. Un adolescent peu sportif peut se plaindre de douleurs dorsales plus fréquentes sans pour autant développer une authentique scoliose.

 

Quels traitements préconisez-vous ?

R. V. Cette pathologie qui peut débuter dès l’enfance doit être dépistée suffisamment tôt pour mieux la traiter en cas d’aggravation durant l’enfance ou l’adolescence. Dans la majorité des cas, la scoliose est héréditaire, d’où une surveillance attentive au sein de la fratrie.

 

Ces dernières années, de gros progrès ont été réalisés tant sur la compréhension de la déformation que sur les traitements possibles. La scoliose est d’autant plus grave que la déformation est évoluée. Cette déformation peut s’accentuer rapidement à l’adolescence et nécessiter le port d’un corset qui va permettre de stopper l’aggravation de la scoliose. Dans les cas les plus sévères, la chirurgie permet d’obtenir de bons résultats mais il s’agit d’un traitement qui reste lourd.

 

Vous portez le projet MAMUTH (Maladies Musculo-Squelettiques et Innovations Thérapeutiques) avec votre confrère Thomas Voit (Hôpital Pitié Salpêtrière). Pouvez-vous nous en donner les grandes lignes ?

R. V. Les maladies musculaires et squelettiques concernent un nombre important de patients, à tous les âges de la vie. Certaines maladies musculaires (myopathies) sont relativement fréquentes et ont déjà suscité un nombre important de travaux de recherche et des avancées majeures pour les patients depuis déjà plusieurs années. En revanche, certaines pathologies osseuses ou musculaires beaucoup plus rares, ou au contraire très fréquentes mais moins « graves », ne sont pas correctement prises en charge.

 

Toutes les équipes développent autour de ces maladies, à tous les âges de la vie, une recherche clinique et fondamentale en proposant aux cliniciens et aux patients de nouveaux outils et traitements. Elles participent également à la formation des futurs soignants et chercheurs qui auront à intervenir dans ce domaine.

Pour en savoir plus :

Service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l’enfant à l’hôpital Armand TrousseauNouvelle fenêtre

 

Projet MAMUTH (Maladies Musculo-Squelettiques et Innovations Thérapeutiques)Nouvelle fenêtre

Le DHU MAMUTH est en très grande partie formé autour d’équipes du GH à Trousseau, Rothschild et Tenon mais également par des équipes de la Pitié Salpêtrière et de l’ENSAM-Paris-Tech (École Nationale des Arts et Métiers NDLR).

 

Les Départements hospitalo-universitaires (DHU)

Les DHU se donnent pour ambition de dynamiser la recherche et d’améliorer la qualité des soins, par une diffusion plus rapide des innovations. Ils permettent de rénover les relations entre l’hôpital, les universités et les organismes de recherche, dans le respect des identités et des prérogatives de chacune de ces institutions. Les DHU constituent des éléments moteurs de la dynamique hospitalo-universitaire, créant des synergies nouvelles et apportant des éléments innovants et transformants à la politique de site.



27/09/13