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Les ammonites, mangeuses de plancton ?

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Marie Pinhas-Diena, responsable de la communication scientifique l T. 01 44 27 22 89 l M. marie.pinhas@upmc.fr

Les ammonites mangeuses de plancton ?

Une équipe franco-américaine de chercheurs, coordonnée par Isabelle Kruta du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et paléoenvironnements (MNHN/CNRS/UPMC), a réalisé des scans de fossiles de Baculites au synchrotron ESRF. Les résultats pour le moins inattendus ont fait la Une de l’actualité scientifique ...

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Les ammonites mangeuses de plancton ?

Une équipe franco-américaine de chercheurs, coordonnée par Isabelle Kruta du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et paléoenvironnements (MNHN/CNRS/UPMC), a réalisé des scans de fossiles de Baculites au synchrotron ESRF. Les résultats pour le moins inattendus ont fait la Une de l’actualité scientifique en 2011.

 

Les ammonites apparentées au calmar, à la seiche et au poulpe, sont des céphalopodes fossiles présents en abondance dans les roches sédimentaires marines. Apparues il y a environ 400 millions d'années, les ammonites se sont particulièrement développées et diversifiées jusqu’à leur extinction à la limite Crétacé-Tertiaire. Elles aident aujourd'hui les paléontologues à déterminer l'âge relatif des roches formées en milieu marin au Mésozoïque (-251 à -65 millions d'années) dans lesquelles elles sont conservées.

 

Grâce à la technique de microtomographie à rayonnement X synchrotron, les scientifiques ont découvert certaines particularités anatomiques de l'un des plus grands groupes d'ammonites déroulées : les mâchoires et la radula (sorte de langue couverte de dents). Ils ont ainsi pu procéder à une reconstruction virtuelle en 3D de la radula, clarifier leur place dans la chaîne alimentaire et expliquer leur extinction progressive. De plus, des restes du dernier repas d’une des ammonites étudiées ont fourni la preuve directe d’un régime alimentaire basé sur la prédation de petites organismes zooplanctoniques présents dans la colonne d'eau.

 

Reconstitution 3D de la radula de Baculites sp (dents en jaune) ainsi qu'un des fragments de crustacés (bleu) et du gastéropode (rose) retrouvés associés entre les mâchoires. © I. Kruta, MNHN

Cette découverte relance les questionnements sur l’écologie des ammonites dont le mode de vie reste encore mal connu et pourrait apporter un nouvel éclairage sur les causes de leur essor et de leur disparition il y a 65 millions d’années.

 

Pour en savoir plus :

  • Ces travaux ont été réalisés avec le soutien de l’UMR «CR2P» du Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France), du Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN, Paris, France), de l'Université Pierre et Marie Curie (UPMC, Paris, France), de l'American Museum of Natural History (AMNH, New York, États-Unis) et de l'European Synchrotron Radiation Facility (ESRF, Grenoble, France).
  • Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnementsNouvelle fenêtre
  • European Synchrotron Radiation FacilityNouvelle fenêtre (ESRF, Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron), à Grenoble
  • Référence : The Role of Ammonites in the Mesozoic Marine Food Web Revealed by Jaw Preservation. Isabelle Kruta, Neil Landman, Isabelle Rouget, Fabrizio Cecca, Paul Tafforeau. Science, 7 janvier 2011.

Reconstitution 3D de la radula de Baculites sp. (AMNH 55901). © I. Kruta, MNHN

Reconstitution 3D de la radula de Baculites sp. (AMNH 6653). © I. Kruta, MNHN



01/10/12