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Pascal Morin et ses drôles de drones

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Pascal Morin et ses drôles de drones

Pascal Morin occupe une chaire de recherche en robotique ouverte pour cinq ans par l’UPMC et sa fondation partenariale grâce au soutien de la société RTE (Réseau de Transport d’Electricité). Accueilli au sein de l’Institut des systèmes intelligents et de robotiqueNouvelle fenêtre (ISIR), il va étudier les mini-drones autonomes.

 

Arrivé à Paris en septembre 2011, Pascal Morin est titulaire d’une chaire de robotique dédiée à la recherche sur les mini-drones. Ces engins volants tout à fait identifiés et parfaitement contrôlés ressemblent à de petits avions ou hélicoptères sans pilotes. La discipline qui permet de les commander et de leur donner plus ou moins d’autonomie est l’automatique.

 

Pascal Morin a découvert l’automatique lorsqu’il était étudiant. « C’est tout bête, lors d’un forum à l’université, un labo présentait un robot manipulateur joueur d’échecs et cela m’a donné envie de travailler dans ce domaine », se souvient-il avec amusement. Cette spécialité réunit tout ce qui le passionne : la recherche, les sciences appliquées et surtout les problèmes avancés de mathématiques qui se cachent derrière. Après un cursus d’ingénieur à l’école des Mines et une thèse à l’Inria, il passe un an en post-doctorat aux États-Unis au California Institute of Technology. De retour à l’Inria à Sophia-Antipolis, il est recruté comme chargé de recherche dans le domaine de la robotique mobile et s’intéresse aux véhicules terrestres à roues.

 

« J’ai commencé à travailler sur la thématique des mini-drones il y a quelques années. La chaire proposée à l’ISIR rentrait parfaitement dans mon champ de compétences » souligne-t-il. Cette chaire est co-financée pour cinq ans par l’UPMC et la société RTE (Réseau de Transport d’Électricité). Avec leur faible poids (quelques kilos) et leur petite taille (moins d’un mètre de diamètre), les mini-drones sont faciles à déployer dans des applications civiles, contrairement à leurs grands frères les drones principalement utilisés dans un cadre militaire. Équipés d’une caméra, ils peuvent permettre d’inspecter des zones inaccessibles à l’homme comme des ponts ou des monuments historiques.

 

La problématique qui intéresse RTE est l’inspection des lignes et des pylônes électriques, aujourd’hui entièrement réalisée par l’homme. « Ce sont des interventions effectuées par des personnes hautement qualifiées, mais qui restent longues et dangereuses, précise le chercheur. Des mini-drones pilotés au sol éviteraient des risques et de la fatigue. » En contribuant à faire progresser la recherche sur les mini-drones, l’entreprise veut évaluer le potentiel de cette technologie pour son activité. En plus des opérations de routine, ces engins seraient utiles en cas de catastrophes naturelles « pour évaluer les dégâts et intervenir au plus vite », ajoute Pascal Morin.

 

Le chercheur démarre donc cinq ans de travaux sur cette thématique et prévoit de recruter des doctorants, des post-doctorants et un ingénieur. Après 14 ans passés à l’Inria, il dit s’être rapidement adapté à l’université et à la vie parisienne. La plus grande nouveauté pour lui est son statut d’enseignant-chercheur. « J’aime enseigner, explique Pascal Morin, mais je n’ai eu que de rares occasions de le faire à Sophia-Antipolis. Désormais j’y consacre un temps important avec beaucoup de plaisir. » De quoi passionner les futures générations à la robotique !

 

Photo : « Minirec » mini-drone de Bertin technologies. D. R.



09/05/12